Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Une habitante de la commune urbaine de Kamenge témoigne avoir reçu 2 cartes d’identités. Sur les 2 cartes en question, les numéros, noms et adresses sont différentes mais la photo est la même. Le responsable administratif à la base  qui a vu ces 2 pièces d’identité ne semble pas s’inquiéter.

Sur ces deux cartes nationales d’identités de cette habitante son nom et prénom ont été modifiés, le lieu de naissance a été également changé, tantôt il est né à Kamenge tantôt à Ngagara. Son âge a été également modifié comme elle le raconte : « Je vis ici à Kamenge depuis 10 ans. J’ai toujours sur moi ma première carte d’identité, mais sur la nouvelle carte d’identité on m’a donné le nom de Sylvie Niyonsaba alors que je m’appelle Nicole Nduwimana. Je suis née en 1984 mais on a marqué 1980, cette empreinte digitale n’est pas non plus la mienne. On m’a apporte cette carte car j’ai empoché 10.000 Fbu. On nous les apporte dans les cabarets. »  

Là, c’est dans le but de lui permettre de voter plus d’une fois : « on m’a ordonné de voter deux fois pour le CNDD-FDD, une fois à Kamenge et l’autre tour à Kinama. J’ai feint d’accepter. » 

Le chef de quartier Songa en commune Kamenge, Vénérant Ndondera, à qui les habitants étaient venus dénoncer cette fraude, interrogé pourquoi il n’a pas déchiré ces cartes d’identités ou les réquisitionnés, il répond qu’il les a envoyés chez ses supérieurs.       

Une mère de famille vit dans la peur depuis quelques jours en province Cibitoke suite aux menaces portées contre

Agathon Rwasa qui se réclame toujours leader du parti FNL va se porter comme candidat indépendant dans toutes les

 

Les irrégularités observées dans le processus d’enrôlement des électeurs seront corrigées au fur et à mesure. C’est ce qu’a annoncé le président de la CENI hier mardi après midi lors d’une réunion d’évaluation à mi-parcours de l’enrôlement. Les débats tournaient en majorité autour de l’octroi de la carte nationale d’identité entachée d’irrégularités sans cesse rapportés. Mais pas question de suspendre l’activité, a averti le ministre de l’Intérieur.

Les différents intervenants dans cette réunion ont de nouveau dénoncé les distributions des cartes d’identité qui se font en cachette par des personnes non habilités ou celles attrapés ne possession de plusieurs identités. Mais ce qui est incompréhensible selon le secrétaire général du parti FRODEBU Nyakuri, c’est l’impunité totale à l’endroit de ces fautifs : «  Toujours nous entendons des irrégularités, un administrateur qui donne des cartes d’identités aux membres de son parti sur les collines. Il ne s’agit plus d’irrégularités mais plutôt d’une faute grave. Est-ce que voler les cartes d’identité n’est plus une infraction ? » La présidente du parti PASIDE à la réunion tout comme le président de l’OLUCOME, Gabriel Rufyiri, ont tout simplement demandé la suspension de cette activité d’enrôlement : « Je lance un appel vibrant à ce que l’enrôlement des électeurs s’arrête immédiatement pour que l’on puisse s’entretenir sur les modalités. Si l’on analyse le travail de la CENI qui pour nous semble faire sourde oreille à toutes les allégations l’enrôlement devrait s’arrêter pour que l’on puisse faire une évaluation. »

Pour le président de la CENI, Pierre Claver Ndayiragije, ce n’est pas la première fois que des irrégularités sont signalées dans l’octroi de la carte nationale d’identité. Faut-il que l’activité d’enrôlement des électeurs soit suspendue pour autant ? A cela le président de la CENI demande aux différents partenaires de leur donner du temps pour analyser la demande. Mais le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana, a répondu sur le champ à la place de la CENI : « A voir tous ceux qui se sont déjà fait enrôler, à voir l’état sécuritaire, la cohésion nationale et la volonté des citoyens de vouloir répondre aux élections, je ne comprends pas celui qui demanderait l’arrêt de l’enrôlement. Il faut plutôt corriger tous ses irrégularités soulevées. »   

Au cours de cette réunion, la CENI a annoncé l’enrôlement d’un million et 700 mille électeurs sur les 4 millions et 200 mille électeurs attendus.        

Mais entretemps des irrégularités continuent à être signalées un peu partout dans le pays. A Gitega, les représentants provinciaux des partis politiques membres de l’ADC-Ikibiri dénoncent plusieurs irrégularités dans l’enrôlement des électeurs de 2015. Toutefois, ils invitent les militants de l’ADC-IIkibiri de se faire inscrire massivement malgré la décision de l’ADC-Ikibiri de se retirer des CEPI et des CECI.

En province Rutana, l’enrôlement des électeurs est émaillé d’irrégularités dans certaines communes. Certains chefs de colline distribuent des cartes nationales d’identité, d’autres poussent les élèves mineurs à se faire enrôler, témoignent les résidents de Rutana.

Au nord, en province Kirundo, une semaine après le début de l’enrôlement des électeurs, les électeurs  continuent à venir à compte goutte. Et pour cause, la carte nationale d’identité exigée pour l’enrôlement est distribuée d’une façon sélective au profit des militants du parti au pouvoir, se plaignent certains habitants.

En province Cibitoke, la procédure d’enrôlement des électeurs suscite des inquiétudes dans certaines communes. Dans certains centres d’inscription, des habitants n’hésitent plus à dire qu’un plan est en cours d’exécution, car plusieurs personnes ont été attrapées en train de se faire enrôler plus d’une fois. Et les cartes nationales d’identité circulent à une vitesse accélérée comme des marchandises.

L’ADC-Ikibiri décide de se retirer des différents démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, que sont les

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