Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Le Burundi commémore 21 ans après l’assassinat du président Cyprien Ntaryamira. Une messe en sa mémoire, un dépôt de gerbe de fleurs et son discours a été auditionné sur sa tombe où étaient présents le chef de l’Etat burundais et d’autres hautes autorités du pays et diplomates accrédités à Bujumbura. Dans son bref règne, le président Cyprien Ntaryamira trouvait plus que nécessaire de rétablir la discipline dans tous les secteurs du pays au moment où le Burundi plongeait dans une guerre civile après l’assassinat du président Melchior Ndadaye.

Homme de conviction fidèle en amitié et grand travailleur pour ceux qui l’ont connu, Cyprien Ntaryamira est né en commune Mubimbi de la province Bujumbura. Tout petit, il fait l'école primaire à Rushubi jusqu'en 1968, et puis le secondaire au collège du Saint-Esprit de Bujumbura. En 1972, il se réfugie au Rwanda où il continue l'école secondaire de 1973 à 1976, à Kigali. C'est en 1982 qu'il obtient son diplôme d'ingénieur agronome à l'université nationale du Rwanda, à Butare. C'est en mars 1983 qu'il rentre dans son pays natal, le Burundi, pour travailler au ministère de l'Agriculture. En 1985, il est emprisonné pour des motifs politiques, sous le régime de Jean Baptiste  Bagaza. En août 1986, à Gitega, il devient un des membres fondateurs du parti Front pour la démocratie du Burundi (FRODEBU), avec Melchior Ndadaye. Il devient membre du bureau politique. Lors des premières élections démocratiques du pays, en 1993, son parti gagne les élections en battant l'Union pour le progrès national (UPRONA), avec un pourcentage de 64 contre 32 de l'UPRONA. Cyprien Ntaryamira est alors nommé ministre de l'Agriculture dans le gouvernement de Sylvie, sous la présidence de Melchior Ndadaye. Devenu président du Burundi, après l'assassinat de Melchior Ndadaye, Cyprien Ntaryamira a péri dans l'événement initial du génocide, l’attentat contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana. Cyprien Ntaryamira a laissé une veuve et 3 filles.

Les partis réunis au sein du Rassemblement Nationale pour le Changement « RANAC » demande à la CENI de prolonger au moins d’une semaine la période du dépôt des dossiers des candidatures communales et aux législatives. Tassien Sibomana qui est l’un des porte-paroles du RANAC, dit qu’il n’est pas facile d’accéder aux documents suite à l’indisponibilité de certains administrateurs qui doivent apposer leurs signatures, sans oublier l’extrait du casier judiciaire qui est livré seulement à Bujumbura. Le RANAC dit que les candidats aux législatives devront avoir un diplôme universitaire. La période de  dépôt des dossiers comme l’a prévu la CENI c’est jusqu’au 8 avril pour les communales, jusqu’au 13 avril pour les législatives.

Le parti PARENA condamne énergiquement les déclarations jugées extrémistes du vice-président du parti CNDD-FDD,

La Commission Nationale Electorale Indépendante « CENI » a mis en place ce lundi 30 mars la Commission Electorale Provinciale Indépendante  « CEPI » dans la nouvelle province de Rumonge. La même CENI a également procédé à un réajustement des CEPI dans les provinces Bujumbura et Bururi. En province Rumonge, le président de la CEPI est l’Abbé Kabura Apollinaire. Son vice-président est Albert Ruberintwaro. Le chargé du matériel est madame Lydwine Nininahazwe. Dans la province Bujumbura, Anne Marie Nduwimana est à tête de la CECI. Silvère Bigendako occupera, la vice-présidence. En province Bururi, Laurent Nuyukuri est nommé président de la CEPI. Christine Nahimana occupera elle la vice-présidence de la Commission Electorale Provinciale Indépendante province Bururi.    

 

« Les marches manifestations pour la paix organisées par Edouard Nduwimana, le ministre de l’Intérieur ne sont qu’une campagne ouverte du CNDD-FDD. » Point de vue de Frederick Bamvuginyumvira , vice-président du parti Sahwanya-FRODEBU. Selon cet ancien vice-président de la République, cela se manifeste par les messages donnés partout dans le pays lors de ces manifestations par les responsables du CNDD-FDD notamment les photos de Pierre Nkurunziza où il est écrit « Votez Nkurunziza » ainsi que les messages menaçant les autres partenaires politiques et sociaux.     

Frederick Bamvuginyumvira demande sur ce à la Commission électorale nationale indépendante de sortir de son silence et d’éviter de jouer la complicité avec le CNDD-FDD. Il demande également aux instances supérieures du pays de trouver des solutions aux réels problèmes de la population au lieu de continuer à la manipuler.     

Interrogé, le ministre de l’Intérieur, Edouard Nduwimana, ne voit aucun inconvénient dans ce fait qu’une marche organisée par le gouvernement se transforme en une campagne du parti présidentiel, selon ce qu’il nous a déclaré.  

D’autres doléances à la CENI continuent de tomber. Le président des FNL non reconnu par le ministère de l’Intérieur accuse certains administratifs à la base de ne pas faciliter ses membres dans l’octroi des documents nécessaires pour qu’ils se fassent élire aux élections communales et législatives. Agathon Rwasa ajoute en outre que les 2 semaines accordées par la CENI pour l’obtention de ces documents requis est insuffisant. Sur ce, Agathon Rwasa demande à la CENI d’être plus clémente et tolérante et de surcroît de ne considérer si et seulement si les personnes sur les listes sont des Burundais.

 


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