La crainte reste entière pour les familles de plus de 100 burundais extradés de la République Démocratique du Congo et remis aux autorités burundaises ce lundi 31 Janvier 2017.  Officiellement, les autorités congolaises ont affirmé que ces burundais ne sont pas des rebelles ; mais dans les milieux pro-CNDD FDD, ils indexent les personnes arrêtées comme étant des rebelles formés dans les pays voisins. 
Le gouvernement du Burundi ne facilite pas la tâche aux organismes qui veulent venir en aide au Burundais menacés de famine. C’est l’une des conclusions d’un rapport des Nations Unies en charge du programme alimentaire. Ce rapport fait mention de 3 millions de burundais frappés par la famine.
Pierre Nkurunziza ne participe pas au Sommet des chefs d'Etats de l’Union Africaine qui se déroule depuis ce lundi à Addis-Abeba en Ethiopie. Les chefs d'Etats débattent sur les questions sensibles du moment, notamment celles sur lesquelles il y a divergence.  
Plus de 150 burundais ont été arrêtés sur le sol congolais, et le gouvernement congolais serait prêt à les extrader vers le Burundi. Pourtant, les informations qui filtrent depuis la République Démocratique du Congo disent que ces burundais étaient des demandeurs d’asiles ; mais les autorités congolaises les présentent comme des rebelles arrêtés par l’armée. La MONUSCO, mission onusienne présente en RDC, se serait opposée à cette extradition.
Le pouvoir de Bujumbura continue à remercier les militaires cités dans des actes de répression des manifestants opposés au 3ème mandat de Nkurunziza et l'incendie des médias indépendants. L’un d’entre eux, le Major Nicolas Budigi, s’est envolé ce weekend pour la Centrafrique. Il a en outre opéré la répression contre des civils alors qu’il était commandant en second de la Brigade spéciale de protection des institutions (BSPI) ou garde présidentielle en 2015. 

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TAARIFA YA HABARI YA 26/04/2015

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