Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Le HCR présente ses mea culpa à la Tanzanie

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Ce mercredi, Philippo Grandi a promis à la Tanzanie d’user de plus de prudence dans la distribution des vêtements après le récent scandale des habits ressemblant aux tenues militaires. Après son entretien avec le Haut-Commissaire du HCR à son palais, le président tanzanien a, à son tour, indiqué qu’il était prévu que plus de 40.000 réfugiés burundais rentrent dans leur pays.

Magufuli indique que « Philippo Grandi lui a posé des questions sur la problématique burundaise et qu’il lui a répondu que la situation évoluait bien. Je lui ai dit que nous envisageons un rapatriement de plus de 40 mille réfugiés, poursuit-t-il. Magufuli précise qu’ils continuent de sensibiliser les réfugiés en leur disant que la situation n’est pas mauvaise dans leur pays, qu’ils doivent donc songer à rentrer chez eux. Nous avons été d’accord sur ce point, dit Magufuli. Il signale également que le Haut-Commissaire a promis de continuer de donner une assistance en ce qui concerne l’environnement, la sécurité etc… pour que l’espace occupée par les réfugiés reste paisible. »

 

Au cours de leur entretien, les deux personnalités ont également discuté des vêtements qui ont fait polémique. Selon Magufuli, « le patron du HCR a demandé pardon à cause de la distribution illégale des tenues militaires que nous avons brûlées d’ailleurs. Je lui ai dit que nous l’avons pardonné qu’il n’y a pas de problème » précise-t-il.

 

Toutefois, en compagnie de John Pombe Magufuli, le Haut-Commissaire du HCR Philippo Grandi a voulu apporter lui-même des éclaircissements sur le dossier des vêtements.  Philippo Grandi dit : « C’était une erreur. Ce n’est pas quelque chose que nous avions planifié, non, c’était un lot de vêtements que nous avons distribué, les vêtements nous ont été donnés par une grande entreprise du Japon, et puis dans le lot il y avait des vêtements qui ressemblaient aux tenues militaires, mais ce n’était pas des tenues militaires. C’est une erreur que nous ne devrions pas commettre, et que nous n’avions jamais commise. Mais parfois ça arrive. Nous avons demandé pardon au président, ça ne se reproduira pas. »

 

Les doléances des réfugiés burundais de Nyarugusu présentées à Philipo Grandi

 

Le Haut-commissaire des Nations-unies pour les réfugiés a été accueilli ce jeudi sur le terrain du marché de Nyarugusu communément appelé Muungano. Les réfugiés de ce camp de Nyarugusu se disent satisfait de sa visite car ils ont pu lui transmettre leurs doléances. « Dieu merci, les réfugiés se sont entretenus avec lui sans problème. Les messages que nous avions à transmettre lui sont parvenus. Que ça soit par voie orale ou écrite. En fait, tout s’est très bien déroulé. » Confie un des réfugiés.

 

En ce qui concerne les informations selon lesquelles les réfugiés doivent rentrer chez eux, cette autorité onusienne tranquillise. « Il a fait savoir que ceux qui veulent rentrer volontairement au pays peuvent le faire en toute tranquillité. Si non, ceux qui ne se sentent pas encore prêts peuvent rester au camp. »

 

Certains de ces réfugiés ont soulevé la question en rapport avec leur sécurité. A ce propos, le chef du district penchait pour une délocalisation des réfugiés qui se sentent en insécurité. « Le chef de district Kasulu dans lequel se trouve le camp de Nyarugusu a proposé aux réfugiés de faire le choix d’un camp qui leur semble sécurisé afin d’y être délocalisés. Les réfugiés lui ont répondu qu’ils ne sont pas habilités à faire ce choix car cette tâche revient aux autorités tanzaniennes. »

 

Cette visite du Haut-commissaire des Nations-unies pour les réfugiés durera quatre jours, selon les informations fournies par le HCR.

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