Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Quand les porte-paroles des institutions voient la vie en rose

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Emission publique ce vendredi 22 juin 2018 animée par les porte-paroles et représentants des différents ministères et institutions du pays. Il a été une occasion pour la RPA de recueillir quelques éclaircissements sur certaines questions auxquelles ces sources administratives et gouvernementales s’étaient abstenues à nous répondre.

Parmi les questions abordées au cours de cette conférence publique figure celle qui concerne la constitution qui régit aujourd’hui le Burundi. A ce propos, le porte-parole du Président dit qu’il s’agit de la nouvelle constitution du 7 Juin 2018. Jean-Claude KARERWA NDENZAKO ajoute que cette nouvelle constitution contient aussi des dispositions de l’ancienne loi fondamentale. Pour lui donc, ceux qui disent que le Burundi est aujourd’hui régi par deux constitutions sont des profanes en la matière.

 

« Même si je tente de donner des explications, moi-même  je n’en sais  pas grand-chose. C’est la seule Cour constitutionnelle qui est apte à aider à comprendre la constitution. Même le Président de la République n’en est pas capable. Mais dans le cas présent, à part que les hommes nous restons des hommes, sinon l’article 288 est clair quant à la disposition transitoire. Il précise bien que les institutions mises en place par les élections de 2015 doivent subsister jusqu’aux élections de 2020. Alors pour beaucoup d’entre nous, à travers les institutions élues, ils font allusion uniquement au Président de la République, le parlement, le conseil communal et collinaire. Mais il faut comprendre que même d’autres nominations se sont conformées à la dernière constitution. Vous comprenez alors que ceux qui disent que le pays est aujourd’hui régi par deux constitutions sont des ignorants. Pour le moment on est dans la période transitoire. Il faudra donc attendre les élections de 2020 pour que le pays soit effectivement régi par la nouvelle constitution. »

 

A la question de savoir si le Président de la République ne pourrait pas être influencé par les membres de son parti et décider de revenir pour un autre mandat, Jean-Claude KARERWA NDENZAKO demande plutôt aux burundais de prier le Bon Dieu pour qu’Il leur choisisse un bon Président successeur. « Pierre NKURUNZIZA est un Président aimé de tous les burundais. Des burundais de toutes les religions, de tous les partis politiques, de tous les coins du pays. A tous ce monde, au lieu de descendre dans la rue pour tenter de le convaincre pour qu’il revient au trône, il leur demande plutôt d’aller dans leurs églises respectives pour remercier le Bon Dieu parce qu’il a été le 1er Président élu qui vient de diriger le pays pendant une telle période. Vous le savez. Aucun autre Président élu n’a pu dépasser 3 mois sans qu’il ne soit tué. Mais lui il en est à sa 13ème année et il compte clôturer ses 15 ans au pouvoir. Il faut alors en remercier Dieu et en même temps en profiter pour l’implorer pour qu’Il nous donne un bon successeur. Parmi les 11 millions de burundais, Dieu ne pourra pas manquer un remplaçant de NKURUNZIZA, qui pourrait même le surpasser et faire beaucoup mieux. Alors, même s’il advenait qu’il y’ait des gens qui voudraient le convaincre de briguer un autre mandat, de sa part il fera recours à la prière pour les désillusionner. C’est ce qu’il a promis à Dieu. »

 

Côté santé, aucun problème ne mérite d’attirer l’attention

 

Le porte-parole du ministère de la santé et de la lutte contre le SIDA semble avoir esquivé la question de la carence des médicaments de type spécialités qui font défaut au Burundi. Néanmoins, Pamphile BUKURU, porte-parole de ce ministère, fait savoir que le Gouvernement ne ménage aucun effort pour résoudre, une fois pour toute, ce problème.

 

« Ce que je voudrais annoncer en premier lieu, c’est que les médicaments génériques ont une même efficacité que ceux de type spécialités. Pourtant, beaucoup de gens les négligent. Je ne sais pas si c’est parce qu’ils sont moins coûteux. Alors concernant ces grognes, au sein du ministère de la santé et de la lutte contre le SIDA, nous n’avons pas de problème de médicaments dans les stocks de la CAMEBU. C’est cette dernière qui est chargée d’acheter les médicaments dont les burundais ont besoin et qui sont sur la liste des médicaments jugés importants. Donc, nous en avons pour le moment. En ce qui est des médicaments de type spécialités, le Gouvernement du Burundi s’est déjà saisi de la question. Dans quelques 2 ou 3 mois à venir, la CAMEBU aura la capacité d’acheter ces médicaments chez les producteurs et non chez les autres clients. Donc, les vendeurs de médicaments, que ce soit la mutuelle ou autre, pourront les acheter chez la CAMEBU et à bas prix. »

 

Même le Président se porterait bien

 

Le Président Pierre NKURUNZIZA est en parfaite santé. Pour preuve, dans un délai ne dépassant pas trois semaines plus question de clopin-clopant, le Chef de l’Etat marchera convenablement. Précise son porte-parole. Jean-Claude KARERWA NDENZAKO s’insurge ainsi contre ceux qui véhiculent des rumeurs comme quoi son patron se porte mal alors qu’il s’agit d’une simple foulure.

 

« Beaucoup de rumeurs ont été répandues ces derniers jours à ce sujet. Je me souviens que j’ai répondu à une telle question à la radio culture. La réponse que j’ai donnée est que le Chef de l’Etat est en bonne santé. Toutefois, comme nombreux l’ont déjà vu, il a une simple foulure à la jambe gauche. C’est ainsi qu’il a suspendu son sport préféré le football, puisque cela demande absolument l’intervention des jambes. Mais cela ne l’empêche pas de faire d’autres gymnastiques sportives. Il ne s’agit pas donc de sa santé qui serait menacée. Loin de là car la foulure est une chose simple et normale. Et d’ailleurs aujourd’hui il y’a une amélioration puisque dans deux ou trois semaines il animera de nouveau les séances de moralisation. Il a donc suspendu de jouer au football seulement mais il continue à travailler. Il participe toujours aux travaux communautaires, il dirige le conseil des ministres, ce qui justifie sa bonne santé. Ce n’est pas la 1ère fois qu’il subit un tel choc, mais je ne comprends pas pourquoi ceci fait trop de bruit aujourd’hui alors que c’est tout à fait normal pour un sportif. Autre chose importante que toute personne et tout burundais devait retenir c’est que pour diriger un pays il n’y a aucune intervention de la jambe. Seules l’intelligence et la conscience comptent. Tout le reste s’en suit dans le bon sens. »

 

Pour ce qui est du secteur économique, la question des marchés réhabilités était à l’honneur

 

L’assistant du ministre de l’intérieur Térence NTAHIRAJA, a reconnu que l’inauguration des marchés réhabilités a beaucoup tardé. Et comme explication, il a fait savoir que ce retard est dû au fait que les travaux ont précédé les études de faisabilité de ce projet. Et de souligner que malgré ce retard, les commerçants bénéficiaires n’ont rien perdu vu que même là où ils sont, leur business va bon train.

 

« Effectivement, ces marchés ont été rénovés et l’échéance prévue pour la restitution de ces marchés aux bénéficiaires a été dépassée. Ce n’est pas pour la mauvaise volonté. Comme vous le savez, il y’a des incendies qui se produisent souvent dans les marchés. Au cours de cette réhabilitation on devait aménager les passages de secours lors des probables incendies. Il y a aussi l’obligation d’ériger les stands à l’aide des métaux. Ceci a fait que la Mairie collabore avec les entreprises habilitées pour qu’elles coopèrent avec les bénéficiaires des stands pour achat de ces métaux. L’autre aspect est que le nombre des stands a été réduit suite à l’aménagement des passages pour les sapeurs-pompiers et la construction des stocks pour les marchandises qui pourraient éventuellement être périmées à cause de la variation des températures. Ainsi donc, il a été constaté que le nombre des stands est de loin inférieur à l’effectif des bénéficiaires. On s’est alors retrouvé dans l’obligation de redimensionner les stands dans l’objectif d’en avoir beaucoup plus et réduire ainsi les plaintes des demandeurs. Qu’à cela ne tienne, ils œuvrent convenablement là où ils sont installés pour le moment. »

 

Côté justice, l’affaire Ruhagarika a retenue toute l’attention

 

Six personnes ont été déjà arrêtées pour l’attaque de Ruhagarika en commune Buganda de la province Cibitoke, c’était au mois de Mai de cette année en cours. Le rapport de la commission chargée des enquêtes y relatives mise en place par le Procureur Général de la République était attendu depuis ce 22 Juin.

 

« Effectivement, après les tueries de RUHAGARIKA, le Procureur Général de la République a mis en place une commission composée de trois magistrats, c’était le 15 Mai. Ceci pour dire que l’échéance accordée à la commission devait expirer le 15 Juin et c’est le cas. Mais considérant le stade ou en était les enquêtes le président de la commission a adressé une correspondance au Procureur Général pour lui demander un délai supplémentaire de deux semaines et ce délai prendra fin le 22 juin de ce mois en cours et c’est à ce moment que le rapport sera dressé. Néanmoins, le parquet de CIBITOKE a dépêché 6 prévenus arrêtés devant le magistrat instructeur pour analyser s’ils peuvent être relâchés ou gardés en détention. Ceci dans le respect de la disposition qui détermine les délais de détention préventive. » Fait savoir Agnès BANGIRICENGE, porte-parole de la Cour suprême et du Parquet

 

 Pour rappel, cette attaque de Ruhagarika  a coûté la vie à au moins 28 personnes.

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