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Rumonge : Des Imbonerakure appelés en renfort pour contraindre la population à se faire enrôler pour le référendum constitutionnel

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Suspension momentanée des activités au marché central de Rumonge le matin de ce mardi 13 Février 2018. Toute personne y exerçant un métier était menacée par les administratifs de ne plus œuvrer dans ce marché sans avoir présenté des récépissés comme preuve d'enrôlement aux prochaines élections référendaires. Les habitants de Rumonge exigent l’arrêt de ces intimidations.

Le contrôle des récépissés est à l'origine de la perturbation des activités au marché central situé au chef-lieu la province Rumonge. Des sources sur place affirment que des jeunes Imbonerakure étaient disposés tôt le matin de ce mardi, sur toutes les entrées du marché.

 

Selon nos sources, ces Imbonerakure ont procédé au contrôle de ces récépissés. Des commerçants et des clients qui s'approvisionnent dans ce marché devaient d'abord présenter ces récépissés pour avoir l'autorisation d'y accéder : « Ceux qui n'étaient pas encore inscrits étaient renvoyés pour aller se faire enrôler de force », témoigne un marchand.

 

Toujours en province Rumonge, en zone Gatete sur la colline Mutambara, des jeunes Imbonerakure s’afféraient à la fermeture des boutiques pour contraindre les habitants à aller se faire enregistrer. Des haut-parleurs ont été utilisés pour la sensibilisation : « Que ce soit les propriétaires des boutiques ou des salons de coiffures, personne ne peut vaquer à ses occupations sans avoir de récépissé. La sensibilisation est faite par les chefs de secteurs à l'aide des haut-parleurs. Mais le constat est que peu de gens vont se faire inscrire. Même au niveau des barrières, on demande des récépissés à la place des cartes d’identités » raconte un habitant de Gatete.

 

Cette mobilisation forcée des autorités n'a pas épargné les élèves. ils ont été interdits de suivre des cours sans être enregistrés pour le référendum constitutionnel et les élections de 2020 : « Des gens sont intimidés. Même les élèves ont été sommés de ne pas entrer en classe sans se faire enregistrer. »

 

Contacté à ce propos, Célestin Nitanga administrateur de la commune Rumonge s’est réservé de tout commentaire.

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