Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Le syndrome d’enrôlement de force continue de faire tâche d’huile

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La population des collines de la zone Muzinda en province Bubanza affirme que des réunions nocturnes se tiennent pour vérifier que la population s’est fait enrôler pour le référendum du changement de la constitution.

 « Les habitants se trouvent dans une peur panique en zone Muzinda. Les uns se font enrôler de force et des intimidations sont proférées pour ceux non encore enrôlés. Des réunions et des inspections dans les ménages se font la nuit », témoigne un habitant de Muzinda.


Toute personne appréhendée sans carte d’enrôlement doit payer une amende et est sommée de se faire enregistrer. Ce travail a été confié aux élus collinaires accompagnés par les jeunes Imbonerakure : « Ce sont les cinq élus collinaires accompagnés des jeunes Imbonerakure qui font la porte à porte la nuit. Celui qui ne s’est pas fait enrôlé paye une amende de 2.000 franc et on lui dit qu’à défaut de se faire enrôler qu’il payera plus », poursuit un autre habitant de la place

 

Pour le moment, la priorité des administrateurs des communes de la province BUBANZA est celle de délivrer des cartes d’identité aux personnes poussées de force à se faire enrôler pour le référendum. La population de la commune RUGAZI trouve en ce forcing une violation de leurs droits.

 

A Kirundo, les habitants ne peuvent désormais rien accomplir sans présenter la preuve d’enregistrement.

 

Selon nos sources à Kirundo, les autorités de tous les secteurs remuent ciel et terre pour que des citoyens répondent massivement au référendum. L'administrateur de la Commune Busoni a exigé que dans toutes les églises de son ressort soit lu un communiqué qui précise qu’aucun citoyen n'a le droit de sortir de chez soi sans présenter son récépissé.

 

« L'administrateur de la commune Busoni a lancé un communiqué dans toutes les églises qu'elles soient des églises catholiques ou protestantes que personne ayant plus de 16 ans ne passera dans la rue sans son récépissé, qu’aucun hôpital ne recevra un malade sans son récépissé. Il a demandé aux commerçants de ne pas vendre leurs marchandises à une personne n'ayant pas de récépissé et que tout commerçant qui sera attrapé en flagrant délit sera puni. » indique notre source

 

Les habitants de Kirundo ont peur et se sentent prisonniers au moment où personne n'a droit ni de se faire soigner ni d'aller même puiser de l'eau. Ils ajoutent qu’il s’agit d’une chasse à l'homme des gens qui ne sont pas du parti CNDD-FDD. Les premières victimes sont accusées de sensibiliser pour voter non au referendum.

 

«C'est de l'intimidation des autorités qui peut nous pousser à l’exile. Après la lecture de ce communiqué, de petits groupes se sont formés et les gens murmuraient entre eux. C'était une peur panique » fait savoir notre source

 

Ces habitants demandent aux administratifs de laisser la liberté à tout citoyen puisqu’il reste encore du temps pour aller s'enrôler. Ils savent que voter ou non est un droit de tout citoyen. Raison pour laquelle ils considèrent ce comportement comme une violation des droits humains.

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