Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies dresse un bilan négatif sur l’évolution de la crise politique au Burundi

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Antonio Guterres, SG de l'ONU Antonio Guterres, SG de l'ONU

Plus de deux ans et demi après le déclenchement de la crise au Burundi, née de la volonté du Président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat, la situation politique demeure tendue, entravée par la méfiance qui règne entre le gouvernement et l’opposition. Selon le rapport du Conseil de sécurité des Nations-Unies, au lieu de chercher un terrain d’entente, les parties continuent de se quereller au sujet du processus de dialogue.

Le rapport dit que dans l’ensemble, la situation sécuritaire est restée calme mais instable et a été marquée par des problèmes souvent isolés. Le 22 octobre 2017, quatre dirigeants des Forces populaires du Burundi, un mouvement d’opposition récemment créé, auraient été arrêtés par les Forces de sécurité de la République-Unie deTanzanie et ont été remis à des agents de la sécurité du Burundi. Le mouvement rebelle FPB et d’autres intervenants ont demandé à maintes reprises aux autorités tanzaniennes le sort de ces quatre leaders du mouvement rebelle. Ni le Gouvernement tanzanien ni le Gouvernement burundais n’ont confirmé jusqu’aujourd’hui les arrestations.

 

Selon toujours le rapport du Conseil de sécurité des Nations-Unies, les arrestations des membres de l’opposition ou de personnes soupçonnées être dans l’opposition se sont poursuivies, notamment parmi les membres du parti Force  Nationale de Libération ‘’FNL’’ pro-Rwasa et du mouvement pour la Solidarité et le Développement ‘’MSD’’ depuis le début de la campagne en faveur des amendements de la constitution.

 

Le rapport ajoute que les habitants et les organisations de la société civile, en particulier ceux se trouvant dans les provinces de Kirundo, Ngozi et Makamba, ont continué de dénoncer une intensification de la formation paramilitaire des Imbonerakure, la ligue des jeunes du parti au pouvoir et la politisation des jeunes qui attisent la crainte parmi la population.

 

Des médias, des militants de la société civile et des acteurs politiques en exil ont également signalé des disparitions forcées ou des assassinats non confirmés des jeunes Imbonerakure du parti CNDD-FDD qui auraient commis de violations graves des droits de l’homme, mais qui, par après, ont été tués pour ne pas témoigner de ce qui s’est passé. 

 

Le rapport fait savoir également que la situation socio-économique du Burundi continue à se détériorer mais aussi que la situation humanitaire reste gravement préoccupante.

 

La commission d’enquête a présente son rapport devant la troisième commission de l’assemblée générale et a conclu à l’existence de motifs raisonnables de croire que des crimes contre l’humanité avaient été commis et continuaient d’être commis au Burundi depuis avril 2015. Tout au long de ses travaux, la commission n’a cessé d’essuyer un refus de la part des autorités burundaises alors qu’elle s’efforçait de nouer un dialogue et d’obtenir des informations auprès du Gouvernement, et ses membres n’ont pas été autorisés à se rendre au Burundi.

 

Malgré les graves allégations concernant les violations des droits de’homme et d’autres atteintes signalées par des agents de l’État ou des Imbonerakure, rares sont les mesures qui ont été prises pour enquêter ou lutter contre l’impunité. La décision du Burundi de ne plus faire partie du Statut de Rome de la Cour pénale internationale est devenue effective le 27 octobre 2017, mais la Cour reste compétente pour enquêter sur tout crime qui aurait été commis pendant que le Burundi était en contrepartie.

 

La coopération entre le Gouvernement burundais et le Haut-Commissariat aux droits de l’’homme est en suspens depuis Octobre 2016.

 

Le rapport dit que le Secrétaire Général des Nations-unies est très préoccupé de voir que le processus reste dans l'impasse, malgré les efforts inlassables du facilitateur, avec l'appui de son envoyé spécial, pour que le dialogue inter-burundais reprenne. Le Secrétaire Général de l’ONU continue de faire confiance aux dirigeants de la sous-région, la Communauté d’Afrique de l’Est et l'Union Africaine et s’engage à tout faire pour que la stabilité soit restaurée au Burundi. Il demande également aux garants de l'Accord d’Arusha de respecter leurs engagements et obligations.

 

L’ONU reste déterminée à continuer de coopérer étroitement avec le Burundi et demande au Gouvernement du Burundi de participer de manière constructive au processus politique et trouver une solution qui soit dans l’intérêt général des  Burundais.

 

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