Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Bujumbura brandit la souveraineté nationale comme échappatoire

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Les acteurs politiques de l’opposition insistent sur le strict respect des accords d’Arusha et surtout la non-révision de la constitution du Burundi. De surcroit, mettre l’organisation du processus électoral de 2020 sous la responsabilité de l’ONU. En revanche, Bujumbura demande plutôt au facilitateur d’appuyer le Gouvernement du Burundi pour traduire devant la justice les putschistes du 13 Mai 2015. Quant à la révision de la constitution et l’organisation des élections, elles ne relèvent qu’à la souveraineté de l’Etat, souligne-t-il. C’est en substance les points sur lesquels ont insisté les deux groupes au cours des pourparlers inter-burundais à Arusha dans leur proposition au facilitateur pour la résolution pacifiquede la crise en cours au Burundi.

’PROPOSITION DE FEUILLE DE ROUTE DU GROUPE DES PARTIS POLITIQUES ET ACTEURS POLITIQUES EN VUE DE CONCLURE LE DIALOGUE EXTERIEUR INTER-BURUNDAIS’’ est l’entête des propositions de la délégation de Bujumbura sur les 8 points  proposés par le facilitateur aux différents groupes présents à Arusha dans le quatrième round des pourparlers inter-burundais. L’équipe gouvernementale commence donc à manifester son regret par rapport aux invitations émises par la facilitation à certains acteurs de l’opposition : « La Facilitation se trompe en invitant ce groupe au lieu d’inviter leurs patrons européens qui sont les vrais interlocuteurs. »

 

La position de Bujumbura est que les questions relatives à la constitution de la République, à la Sécurité dans le pays et à la mise en place de la Commission Electorale Nationale Indépendante CENI,  relèvent  de la souveraineté du pays. Quant au Gouvernement d’union nationale, cela constituerait la violation flagrante de l’actuelle Constitution de la République du Burundi qui définit clairement la composition du Gouvernement sur base des résultats des élections, renchérie Bujumbura. Et enfin le Gouvernement de Bujumbura demande au facilitateur, de l’appuyer plutôt pour que les putschistes du 13 mai 2015 soient traduits devant la justice au lieu d’accuser à ce Gouvernement Burundais de favoriser l’impunité. Le gouvernement s’engage à cet effet d’adopter des mesures de retour et de renforcement de la confiance entre les acteurs politiques comme l’identification, l’accélération des procès, mais aussi encourage la fusion ou la réunification des partis politiques qui le souhaitent.

 

L’opposition politique présente à Arusha, quant à elle, a intitulé sa proposition comme suit ‘’PROPOSITIONS DES PARTIS ET ACTEURS POLITIQUES DE L'OPPOSITION SUR LE REGLEMENT PACIFIQUE DE LA CRISE ACTUELLE AU BURUNDI.’’ Elle ne plaide que pour le strict respect de l’accord d’Arusha et rejette catégoriquement l’idée de révision de la Constitution nationale. Elle prône par contre l’arrêt immédiat de toute forme de persécutions des leaders politiques, des opposants, des jeunes suspectés d'appartenir à des partis politiques de l'opposition, à des organisations de la société civile et des médias, ainsi qu'aux membres des corps de défense et de sécurité gratuitement suspectés de sympathie envers l'opposition. La libération inconditionnelle des prisonniers politiques et d'opinion (opposants, manifestants) et de façon générale tous ceux qui sont accusés injustement de détention illégale d'armes, d'atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat.

 

L’équipe des opposants du pouvoir de Bujumbura demande le déploiement des missions internationales (NU, UA, CAE) d'observation policière et militaire et de sécurité (CDS), incluant des unités de sécurisation des leaders politiques rentrant d'exil , conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité des Nations-Unies et de l'Union Africaine. Pour le respect des libertés fondamentales,  ils demandent la réouverture immédiate des médias privés fermés dans le contexte de la crise actuelle et la réhabilitation des organisations de la société civile irrégulièrement suspendues ou radiées. Concernant l’assainissement du climat politique et la restauration de la confiance, ce groupe demande à ce qu’il y ait une  réhabilitation des partis politiques fragmentés en l'occurrence les FNL, l'UPRONA et l'UPD–Zigamibanga par la restauration de leur légitimité et légalité interne. Pour l’impact de la crise sur la situation économique, il est demandé de mettre fin à la spoliation et autres formes de racket de la population à travers les taxes illégales multiples et excessives, et des décisions d’expropriation illégale. Et enfin mettre l'organisation et la gestion du processus électoral sous la responsabilité des Nations-Unies, en lieu et place de la CENI, pour sortir de la crise actuelle. A cet effet, l'ONU mettra en place une structure ad hoc conclu l’opposition.

 

Pour rappel, les propositions du gouvernement comptent 21 signatures tandis que celles de l’opposition en comptent 12. Et, à la deuxième semaine du début de ces assises d’Arusha, aucune échange en plénière entre les participants n’a eu lieu. Prévue depuis vendredi dernier, la plénière a été sans cesse repoussée.

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