Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Une manifestation de plus du parti présidentiel contre les Nations-Unies

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Des manifestations ont été encore une fois organisées ce Samedi 9 Septembre 2017 dans tout le Burundi. L’objectif est de protester contre le rapport de la commission d’enquête de l’ONU sur le Burundi. Plusieurs femmes et les membres de la jeunesse Imbonerakure du parti CNDD-FDD ont répondu à cette protestation. Des manifestations que des pertes de temps et de moyens de l’Etat, estime l’opposition burundaise.

 

La manifestation de ce samedi a connu un faible taux de participation contrairement à celles précédentes. Dans la municipalité de Bujumbura, les femmes y ont participé majoritairement portant des banderoles où l’on pouvait lire : « Les femmes burundaises demandent au gouvernement du Burundi de traduire en justice Fatsah Ouguergouz, Reine Alapini Gansou et Françoise Hampson pour diffamation. »

 

Ces derniers sont les experts, membres de la commission qui a mené des enquêtes sur le Burundi.  

 

« Les experts de l’ONU sont des menteurs nous dénonçons leurs rapport ». « Les femmes burundaises, toutes ethnies confondues,  contestons les mensonges proférés contre notre pays », pouvait-t-on également lire sur ces écrits.

 

Sous un soleil accablant, certaines de ces femmes portaient des bébés au dos. Arrivées devant l’ambassade de l’Union Européenne, ces femmes ont observé un sit-in. Et celles qui avaient des bébés les ont allaités en pleine rue, était-ce leur destination ? L’on ne saurait dire!  

 

Des manifestations, une occasion de perte de temps et de moyens.

 

C’est l’avis de Léonce Ngendakumana, du parti Sahwanya FRODEBU : ‘’Je dois d'abord signaler qu'il s'agit ni moins ni plus d'une perte de temps, malheureusement une perte de moyens aussi, qu'on n'a meme pas, parce que à chaque marche manifestation on dépense de l'argent, on utilise des moyens de l'État”. 

 

La marche manifestation de ce samedi 9/9/2017 a connu la grande représentativité des femmes et des jeunes Imbonerakure. 

 

“C'est dommage que cette fois-ci ils appellent les femmes et les jeunes dans la rue. Eux, ils se cachent et n'apparaissent que ceux qui sont cités dans certains rapports, ceux qui sont responsables de la gestion de ce pays ou qui sont responsables de ces crimes. Ils ne sortent pas, on ne les voit pas et ils délèguent les jeunes et les femmes. C'est-à-dire qu'ils sont en train d'hypothéquer l'avenir du Burundi parce que la jeunesse constitue l'avenir d'un pays; les femmes constituent, surtout au Burundi, sont le pilier du renforcement de la consolidation de la famille.’’ ajoute le vice-président du parti Frodebu

 

Léonce Ngendakumana suggère deux voies de sorties dont la cessation des crimes : “La meilleure façon de trouver une solution à tout cela c'est de renoncer à l'usage de la force,  à cette voie d'assassinat, cette voie de torture, cette voie d'exécutions extra-judiciaires, d'enlèvements des gens et qu'on trouve de cadavres le lendemain; là c'est une voie pour trouver une solution. La deuxième voie, c'est d'aller aux négociations inclusives et mettre rapidement un terme à ces crises; sinon, si le jeune continue à être orchestré comme je le vois aujourd'hui un peu partout au Burundi; je vous dis que ces gens finiront par payer leurs crimes devant l'histoire et le peuple burundais’’, termine le representant au Burundi de la plateforme de l’opposition Cnared-Giriteka.

 

Les conclusions de l’enquête des experts des Nations-Unies ont démontré qu’au Burundi se commette des crimes contre l’humanité. Et le tout imputé à des agents des forces de l’ordre et de sécurité, ainsi que la jeunesse présidentielle imbonerakure. Cette commission spéciale de l’ONU a donc demandé à la cour pénale internationale de commencer ses enquêtes dans les plus brefs délais.        

Lu 301 fois

Page Facebook

Compteur

© 2009-2015 by GPIUTMD

Twitter

Qui est en ligne?

Nous avons 103 invités et aucun membre en ligne