Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Le rapport de l'ONU sur le Burundi, une porte d’intervention pour arrêter les crimes qui y perdurent

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Le politologue Gérard Birantamije Le politologue Gérard Birantamije

L'ouverture des enquêtes par la Cour Pénale Internationale (CPI) ne va pas arrêter les crimes contre l'humanité commis au Burundi. Selon un politologue, le rapport donne non seulement l'autorisation aux États parti de prendre le lead et intervenir militairement au Burundi, mais accorde également à la population le droit à la résistance, si l’ONU n’intervienne pas pour arrêter ces crimes.

 

"L'aspect judiciaire convoqué par les commissaires notamment l'ouverture des enquêtes ne peut en aucun cas arrêter les crimes commis au Burundi. Mais ce qu'il faut rappeler c'est que les Nations Unies en commanditant ces enquêtes avaient un objectif. Ce rapport vient donc étayer les inquiétudes qui étaient au fondement de la mise en place de cette commission. Les Nations Unies sauront quoi faire du rapport de cette commission pour empêcher mais surtout prévenir d'autres crimes qui se commettent'’, explique le politologue.

 

Pour Gérard Birantamije, il sera question aux Etats parties de prendre l'avant et decider d'intervenir militairement au Burundi avec ou sans l'accord du gouvernement burundais.

 

‘’Les mécanismes sont connus. Globalement, il sera question de prendre une décision sur la question sécuritaire par exemple l'intervention militaire des Nations-Unies au Burundi sans demander l'aval du gouvernement. Secundo, une interpellation aux Etats parties des Nations-Unies pour prendre le lead et intervenir au Burundi. C'est à dire qu'il y aura le lead country comme on l'a vu dans plusieurs pays. Mais évidemment, ca dépendra de l'intérêt que cet Etat espère avoir par rapport à son intervention. Un autre aspect par rapport à ce rapport c'est que la population pourra résister au gouvernement", termine le politologue Gérard Birantamije.

 

Défenseurs des droits humains et opposants politiques satisfaits du rapport.

 

Les organisations des droits humains au Burundi quant à elles se disent satisfaites du rapport fait par cette commission d'enquête. Pierre claver Mbonimpa dit que le contenu du rapport ne diffère en rien de ce qu'ils ne cessent de dénoncer. 

 

‘’L'APRODH ne va pas croiser les bras tant que les auteurs et les commanditaires de ces crimes ne soient apprehendés’’, déclare Pierre Claver Mbonimpa.

 

Le Dr jean Minani, président du Sahwanya Frodebu Nyakuri étant du même avis, souligne que malgré Bujumbura, l'ONU a rendu son verdict et que les responsables de ces crimes devront répondre de leurs actes devant  la cour pénale  internationale.

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