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L’Union Européenne au Burundi évoque une accalmie sécuritaire superficielle et de graves violations des droits de l’homme

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Wolfram Vetter, Ambassadeur de l'UE au Burundi Wolfram Vetter, Ambassadeur de l'UE au Burundi

Bien qu'il y ait accalmie au Burundi, le secteur politico-sécuritaire reste le « plus préoccupant » pour recouvrer la paix durable, a déclaré l’Ambassadeur Délégué de l'Union Européenne au Burundi mardi à l’occasion d’une soirée en l’honneur de la journée de l’Europe. Pourtant, le gouvernement burundais chante la paix et la sécurité dans tout le pays et un retour à la normalité.  

 

La délégation de l'Union Européenne au Burundi représentée par l'Ambassadeur Wolfram Vetter constate de « graves violations des droits de l'homme », bien que le gouvernement dit que la sécurité est revenue. Il contredit ainsi le discours officiel en parlant de sécurité superficielle.

 

« La sécurité qui est revenue reste quand même superficielle. Les violations des droits de l'homme, les cas de tortures, les disparitions continuent à être rapportés. L'espace politique et l'espace pour les médias et la société civile sont fortement réduits », a expliqué l'Ambassadeur Wolfram Vetter au cours d’une réception donnée à sa résidence. 

 

Le Ministre des Relations extérieures burundais, conviés aux cérémonies en l’honneur de la journée de l’Europe, a répliqué que même les partenaires reconnaissent que la paix est revenue au Burundi.

 

« Il est reconnu aujourd'hui par tous nos partenaires que la paix et la sécurité règnent aujourd'hui sur tout le territoire du Burundi. La vie s'est normalisée, tout le monde vaque à ses activités quotidiennes. Le gouvernement encourage tous les partis politiques à participer au dialogue inter-burundais organisé sous l'égide de la Communauté Est-Africaine sous la facilitation de l'ancien président Benjamin William Mkapa et sous la médiation du Président Museveni, mais tout cela dans les normes et dimensions acceptables correctes », indique le Ministre Alain Aimén Nyamitwe.

 

L'Ambassadeur de la Délégation de l’Union Européenne regrette aussi que l'intégration régionale et le développement de la sous-région observent une forme de « lenteur » dans la signature de partenariat de développement. Il a également martelé que pour construire une paix durable, il faut « accepter » son tort et sa responsabilité.

 

« Au sortir des cycles de violence et pour construire une paix durable, il faut connaitre ses torts et ses responsabilités mais aussi avoir la volonté de se réconcilier. C'est pour cette raison que l'expérience de l'Europe nous permet de souligner l'importance de la Commission vérité et réconciliation ; nous espérons que les conditions pour qu'elle puisse effectuer son travail avec efficacité seront remplies très bientôt », a souligné Wolfram Vetter ; soulevant ainsi le questionnement sur le moment propice, en cette période de crise, pour que la CVR fasse son travail.

 

Le Ministre Alain Aimé Nyamitwe soutient que la CVR a été mise en place pour servir de « plateau d’expression » aux Burundais par rapport à l’histoire marquée par les déchirements et l’injustice entre frères et sœurs. Il en va de même que la Commission nationale de dialogue inter-burundais, indique-t-il. 

 

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