Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

L’ONU n’arrive pas à se défaire des troupes burundaises de maintien de la paix malgré les allégations de violations des droits de l’homme

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Les Nations Unies continuent d'employer les forces burundaises dans les opérations de maintien de la paix, malgré les allégations de violations graves des droits de l'homme pesant sur elle. Selon le journal Washington post, l'ONU tergiverse dans ses prises de décision.
 
Le porte-parole de l'ONU a annoncé en juin 2016 que l'organisation onusienne n'accepterait plus de policiers burundais en tant que soldats de la paix en République Centrafricaine. La raison invoquée était « les allégations actuelles des violations graves et permanentes des droits humains au Burundi », selon les propos tenus.
 
Dans son article de ce lundi 26 décembre, le Washington post signale toutefois que les Nations Unies continuent d'employer plus de 800 soldats burundais en République Centrafricaine où des hauts responsables disent que ces troupes sont « nécessaires » pour maintenir la paix. 
 
L'ONU soutient également 5.400 burundais à travers la mission de l'Union Africaine en Somalie "AMISOM", rappelle le Washington post.
 
Au fil des années, explique le journal américain, ces missions ont fourni des millions de dollars au gouvernement burundais pour l'approvisionnement des troupes. Ces mêmes troupes sont pourtant citées par les Nations Unies, Amnesty international ainsi que d'autres organisations internationales comme responsables des tueries et autres violations des droits de l'homme au Burundi.
 
« Chaque mois, les Nations-Unies paient au Burundi 1.300 dollars pour chaque soldat déployé dans une mission de maintien de la paix, et le gouvernement conserve environ 200 dollars en utilisant le reste pour son salaire », rapporte le Washington post qui a approché certains soldats.
 
Selon Pacifique Nininahazwe, Président du FOCODE cité par le journal, « il est inconcevable que l'ONU et l'Union Africaine veuillent protéger la paix en Somalie et dans d'autres parties du monde en finançant la répression au Burundi et en récompensant les criminels ».
 
Les Nations-Unies ont dû mal à rassembler les troupes qui pourraient remplacer les burundais, d’après toujours le Washington post. Un responsable de l'ONU à New York cité par nos confrères a dit qu'il est si « difficile de générer des troupes » pour aller en République Centrafricaine que l'organisation ne pouvait pas se permettre de perdre les burundais.
 
Le porte-parole de l'ONU a aussi déclaré au journal que « le retrait des troupes burundaises qui sont basées près de la capitale de la République Centrafricaine et à proximité d'une zone contrôlée par les groupes armés créerait un vide de sécurité dans un endroit stratégique ».  
 
Il a ajouté que l’ONU n’a pas de moyens pour « contrôler l'utilisation par un gouvernement des remboursements qui lui sont accordés ». Le porte-parole de l'ONU a clôturé ses propos en disant que le déploiement des burundais était en constante revue, conclut le journal américain.
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