Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Une fête du travail sous le signe de l'insécurité

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La Confédération des Syndicats du Burundi (COSYBU) s’interroge sur l’insécurité au Burundi à l’occasion de la fête du travail et des travailleurs. La COSYBU constate ainsi l’échec du gouvernement à restaurer la paix et la sécurité alors que le pays réussit à restaurer et maintenir la paix dans d’autres pays étrangers. 
 
A Gitega, les cérémonies de la journée du travail ont eu lieu au terrain de jeux du camp militaire de Gitega. Elles ont été précédées par un long défilé où le deuxième Vice-président de la République Joseph Butore était présent.
 
Le représentant du syndicat des enseignants SLEB en province GITEGA Rubin HEZUMURYANO, qui a lu le discours de la Confédération des Syndicats du BURUNDI (COSYBU), a déploré les cas de meurtre et d'enlèvement enregistrés ici et là ces jours-ci dans notre pays. Ainsi, il s'est posé la question de savoir « pourquoi le Burundi, via ses militaires, réussit à restaurer et maintenir la paix dans d'autres pays étrangers mais échoue chez lui ».
 
Il a déploré le fait que « les Burundais n'ont plus confiance en la justice burundaise » et se rabattent actuellement à la justice étrangère, reprochant la justice burundaise d'être « corrompue et non indépendante, mais aussi partiale ».
 
Le représentant syndical est revenu sur le principe de « tolérance zéro à la corruption, aux détournements de fonds publics et aux malversations » qui a été prôné par le Président de la République dans son discours d’investiture en 2010 mais dont « l'application n'a jamais eu lieu ».
 
Quant au secteur de l’emploi, la COSYBU regrette le clientélisme, le népotisme, la corruption et l'appartenance politique qui se manifestent dans le recrutement, et demande que cela cesse sans délai.
 
Toutefois, la COSYBU remercie le gouvernement burundais « pour avoir commencé à mettre en application sa promesse d'harmonisation des salaires des fonctionnaires ». Cependant, il demande que soit levé le gel des annales qui a suivi cette mesure et que certaines catégories des fonctionnaires qui n'ont pas bénéficiés de la mesure soient régularisés.
 
Prenant la parole, Joseph BUTORE, deuxième Vice-président de la République qui a rehaussé de sa présence les cérémonies du jour,  a répété le discours que le Président Nkurunziza a prononcé pour la circonstance de cette fête du 1er mai 2016. Un discours où le pouvoir fait savoir que « le Burundi et les Burundais tiennent debout malgré le refus de l'Union Européenne et d'autres partenaires de les appuyer financièrement et matériellement ». 
 
Le même discours  annonce un « recensement des fonctionnaires réfugiés »  dans les pays voisins  suite à la crise politico-sécuritaire qui secoue le pays, afin d'identifier combien sont encore régulièrement salariés sans travailler.
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