Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Les détenus acquittés ne décolèrent pas et exigent leur libération effective

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‘’Nous sommes encore en détention. Que la ministre de la justice cesse de mentir !’’. Ce message est parmi des multitudes que certains détenus lancent quelques jours après que la ministre Aimée Laurentine KANYANA ait nié la détention en prison des gens qui, en principe, devraient être libérés. Certains de ces détenus affirment avoir purgé leurs peines.

Ces détenus déplorent le fait qu’ils soient libérés sur le papier alors qu’en réalité ils croupissent encore en prison. Les propos de la ministre de la justice devant les deux chambres du parlement le mardi dernier ont réveillé la colère de ces détenus. Ce jour-là, la ministre Aimée Laurentine KANYANA répondaient aux inquiétudes d’un député de Bubanza.

 

« Je voudrais rassurer le député Fabien BANCIRYANINO en lui disant qu’aujourd’hui ces cas concernant les gens qui auraient été acquittés ou libérés provisoirement mais qui n’ont pas eu l’autorisation de rentrer chez eux, et bien qu’il aille visiter toutes les prisons, des cas pareils n’existent pas. »

 

« Qu’elle vienne plutôt vérifier elle-même, nous sommes encore là. Ses informations sont fausses. », réplique un détenu. Ceux qui ont purgé leurs peines respectives, ceux qui ont été libérés provisoirement, et ceux qui ont été acquittés figurent parmi ces détenus qui demandent que ces décisions de la justice soient mises en application. L’un de ces détenus, qui estime que le prolongement de sa détention est illégale, demande à la ministre Aimée Laurentine KANYANA de refaire ses enquêtes pour que les citoyens qui ont été libérés sur le papier, le soit également en réalité.

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