Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Des militaires condamnés voient leurs peines commuées sans avoir comparu

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Une démarche visant à diviser les militaires présumés de l'attaque des camps militaires de Bujumbura en 2015 aurait été mise en œuvre par le Lieutenant Général Prime Niyongabo. Certains d'entre eux auraient bénéficiés d’une réduction de peine sans procès au moment où le dossier en appel de ces militaires reste gardé dans les tiroirs de la cour suprême.

 

Ils sont au nombre de 19 dont 3 officiers, 5 sous-officiers et 11 hommes de rangs. Ils sont tous  de la composante sociale tutsie. Leur dossier en appel est gardé dans les tiroirs de la cour suprême depuis avril 2016. Jusqu'ici, la Cour suprême n’a pas encore fixé le rendez-vous de l’audience publique. Selon Ces militaires, le scandale commence ce mercredi dans la prison de Muramvya quand une commission fait une visite des maisons pénitentiaires pour s’enquérir de la situation des détenus, entre autres les condamnés et les prisonniers en détention préventive. Les militaires poursuivis dans ce dossier ne savaient pas où se ranger vu qu’ils ne pouvaient se placer du côté des condamnés ni des prisonniers en détention préventive leur procès étant  en appel à la cour suprême.

 

Nos sources à la prison de Muramvya disent que le directeur de cette maison pénitentiaire De Lachance Harerimana et le chargé des questions juridiques prénommé Arthur ont appelé un à un ces prisonniers pour leur faire savoir que leurs peines venaient d'être réduites à 3 et à 5 ans d’emprisonnement, respectivement  pour ceux à qui la peine prononcée par la première juridiction était de vingt ans de servitude pénale et de perpétuité. Surpris, ces prisonniers se demandent et l’auteur et la raison d'une telle faveur puisque leur procès est en statuquo depuis avril 2016. Certaines sources parlent même d’une stratégie visant à les diviser après les avoir éparpillé dans différentes maisons de détention du pays. Le Chef d’Etat-major de l’armée, le Lieutenant Général Prime Niyongabo serait derrière le retard de leur comparution mais aussi derrière cette manœuvre de "division". Une démarche qui vient pour renforcer le caractère politique de leur procès.

 

Les militaires poursuivis pour l’attaque perpétrée en décembre 2015 sur les camps militaires de Bujumbura sont les suivants :

  1. Major Vital Ndikumwenayo alias Ruhiza
  2. Capitaine Innocent Manirambona
  3. Sous/Lieutenant Alphonse Akimana
  4. Adjudant Major Firmin Niyonkuru
  5. Adjudant Jean Claude Nkeshimana
  6. Adjudant Dismas Nduwayezu
  7. Premier Sergent Major Télésphore Mbazumutima
  8. Premier Sergent Major Denis Bigirimana
  9. Caporal-chef Dismas Bigirimana
  10. Caporal-chef Elias Hakizimana
  11. Caporal-chef Jean Marie Nshimirimana
  12. Caporal-chef Astere Nahimana
  13. Caporal-chef Audace Nizigiyimana
  14. Caporal-chef Jean Pierre kantungeko
  15. Caporal-chef Thaddée kantungeko
  16. Caporal-chef Jean Berchmas Manirakiza
  17. Caporal-chef Gérard Bigirimana
  18. Caporal Bernard Ndayisenga
  19. Caporal Sylvestre Nzambimana.

Nous avons tenté de joindre le directeur de la prison de Muramvya et le Lieutenant-Général Prime Niyongabo sans succès. 

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