Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Les juges de la CPI autorisent l’ouverture d’une enquête sur la situation au Burundi

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Fatou Bensouda, Procureur de la CPI Fatou Bensouda, Procureur de la CPI

La Chambre Préliminaire III de la Cour Pénale Internationale vient d’autoriser  au Procureur de la CPI à ouvrir une enquête sur des crimes commis et relevant de la compétence de cette Cour. Des enquêtes qui pourraient concerner les crimes commis même avant la date du 26 Avril 2015 ou après le 26 Octobre. Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 9 Novembre 2017 Fadi El Abdallah, porte-parole de la CPI précise que les éléments justificatifs présentés par le Procureur de cette Cour suffisent pour enquêter sur les crimes contre l’humanité qui ont été commis.

 

 ‘’Le 25 Octobre 2017, la Chambre PréliminaireIII de la Cour Pénale Internationale a autorisé le Procureur de la CPI à ouvrir une enquête concernant des crimes qui auraient été commis au Burundi ou par des ressortissants burundais en dehors du territoire burundais. Cette décision a exceptionnellement été rendue sous scellée, elle n’était accessible qu’au Procureur de la CPI car il ressort des documents disponibles qu’en raison des circonstances passées et actuelles au Burundi et dans les pays voisins, il existe un danger pour la vie et le bien-êtredes victimes et les témoins potentiels. Ainsi, conformément à l’article 127 du Statut de Rome qui régisse spécifiquement la question de retrait des Etats du traité, le Burundi a le devoir de coopérer avec la Cour pour fin d’enquête pénale ouverte avant le 27 Octobre 2017. L’obligation de coopérer reste en vigueur tant que dure l’enquête et s’applique à toutes les procédures.’’ Déclare le porte-parole de la CPI

 

Le porte-parole de la CPI fait savoir que la Chambre préliminaire III a conclu qu’il y avait une base raisonnable que les agents de l’Etat et des jeunes Imbonerakure du parti au pouvoir ont commis des crimes contre l’humanité : Meurtre et tentative de meurtre, emprisonnement et autre forme de privation grave de liberté, torture, viol, disparition forcée, persécution, ajoutant que ces crimes auraient été commis au Burundi et dans certains cas à l’extérieur du pays par des ressortissants burundais.

 

La Chambre a indiqué qu’au vu du caractère continu de certains crimes, le Procureur peut aussi élargir sur une enquête à tel crime même si se poursuive après que le retrait du Burundi a pris effet : ‘’Dans certaines circonstances, le Procureur peut aussi élargir sur une enquête à des crimes commis avant Avril 2015. L’autorisation donnée au Procureur de la CPI lui permet d’enquêter sur les allégations des crimes et en fonction des éléments de preuve, l’enquête pourra être élargie à d’autres crimes contre l’humanité, crime de guerre ou le génocide dès lors qu’il reste dans les limites des paramètres de l’enquête telle qu’elle a été autorisé.’’ Conclut le porte-parole de la CPI

 

Sur la radio Voix de l’Amérique, la Ministre de la justice a fait savoir que le Gouvernement de Bujumbura rejette catégoriquement cette décision de la CPI d’enquêter sur les crimes commis au Burundi. Aimée-Laurentine Kanyana avance que le Burundi n’est plus membre de la Cour Pénale Internationale. Par conséquent, renchérit la Ministre, Bujumbura combattra contre toute personne qui sera envoyée sur le territoire burundais pour mener ses enquêtes.

 

‘’Le Gouvernement du Burundi n’a pas été surpris par cette décision. Nous savons que ce sont des montages qui se poursuivent, ces gens ont du mal à admettre que le Burundi c’est un pays souverain, qui a une justice qui fonctionne comme il faut, ils cherchent toujours à s’ingérer dans des affaires de la justice burundaise donc cette décision ne nous concerne pas parce que le Burundi s’est retiré de cette Cour depuis le 27 Octobre. Ils prétendent que la décision a été prise le 25 Octobre, personne n’a été au courant.’’ Explique la Ministre de la justice.

 

Par conséquent, renchérit la Ministre Kanyana, Bujumbura combattra contre toute personne qui sera envoyée sur le territoire burundais pour mener ses enquêtes : ‘’Cette cour n’a pas le droit de venir enquêter sur le Burundi mais s’ils viennent, ils vont être considérés comme des envahisseurs et puis depuis le roi Ntare Rugamba, les burundais combattaient pour leur pays. Et aujourd’hui, ils vont faire la même chose.  Quand un crime est commis aux Etats-Unis d’Amérique, est-ce que les burundais demandent qu’ils soient envoyés dans ce pays pour enquêter ? Qu’ils nous laissent alors enquêter nous-même sur ce qui se passe dans notre pays.’’

 

Un sentiment de satisfaction pour les avocats des familles des victimes des crimes commis au Burundi suite à décision de la Chambre Préliminaire de la Cour Pénale Internationale autorisant l’ouverture des enquêtes sur les violations des droits humains au Burundi. Les familles des victimes sont appelées à collecter toute preuve possible pour les présenter aux enquêteurs.

 

‘’Nous avons été très satisfaits de la décision d’ouvrir une enquête sur le Burundi par rapport aux crimes commis depuis 2015 jusqu’au 27 Octobre 2017. C’est une victoire pour les familles des victimes, pour les burundais épris de paix et de justice mais aussi une victoire pour la lutte contre l’impunité. Le Gouvernement croyait qu’il n’y aura plus de justice au Burundi par rapport aux crimes commis mais heureusement la CPI vient de montrer que les crimes commis seront punis. Nous demandons aux familles des victimes de s’organiser pour collecter toutes les preuves liées aux crimes qui ont été commis.’’ Souligne Me Armel Niyongere, un des avocats des familles des victimes.

Page Facebook

Compteur

© 2009-2015 by GPIUTMD

Twitter

Qui est en ligne?

Nous avons 190 invités et aucun membre en ligne