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Kayanza : Un ancien militaire croupit au cachot de police depuis un mois sans accusation

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Un homme du nom de Cyprien Runyange est incarcéré dans les cachots du commissariat de la police à Kayanza depuis un mois. Les voisins de cet ancien militaire des Forces Armées Burundaises (ex-FAB) affirment que la santé du détenu est menacée. Ils réclament sa libération, d’autant plus que la police n’a retenu aucune charge contre lui.

 

Cyprien Runyange est un ancien militaire issu des ex-FAB qui vit à Kayanza avec sa famille. Le 12 avril dernier, il a été arrêté par la police alors qu’il se trouvait chez lui. Les voisins affirment qu’ils sont inquiets de cette arrestation prolongée.

 

« Nous avons été inquiété de le voir arrêté, alors qu’il n’a jamais reçu de convocation. C’est un bon voisin, qui vit bien avec les autres. Il vient de passer plus de 4 semaines aux cachots au commissariat de police à Kayanza », explique un voisin de Cyprien.

 

Les enquêtes sur Cyprien Runyange ont eu lieu, selon des sources policières, mais l’Officier de Police Judiciaire en charge de son dossier n’aurait pas trouvé des éléments à charge contre ce père de famille. Les voisins de Runyange pensent qu’il a été arrêté pour le seul fait qu’il fut militaire ex-FAB, et que ces derniers sont les cibles d’une vague d’arrestations arbitraires.

 

« Il a été arrêté alors qu’il n’y a pas de délit qu’il a commis. Nous pensons qu’il est victime de son passé, car il était militaire de l’armée burundaise dans le temps. Il est parmi les ex-FABQue la justice fasse son travail correctement et prenne une décision. Nous avons appris que Cyprien n’a pas d’éléments à sa charge, et que même les témoins l’on blanchi. Qu’on libère notre voisin et qu’il rentre vivre en famille », explique un autre voisin de Cyprien.

 

Le Procureur de la République à Kayanza Ernest Nduwimana n’a pas fait de commentaire sur ce dossier.

 

L’emprisonnement de Cyprien Runyange est « illégal et minable »

 

Selon des hommes de droit, cet emprisonnement est on ne peut plus arbitraire et illégal. Maître Gustave Niyonzima précise que le code pénal burundais est clair en cette matière.

 

« Il est inconcevable qu’on détienne quelqu’un en garde à vue pendant plus de 14 jours au maximum. Mais en principe, le code prévoit 7 jours que l’on peut renouveler une seule fois. Ceux qui ont gardé Cyprien Runyange au cachot pendant toute cette période sabotent la loi. J’invite donc le Procureur de Kayanza, à vite se ressaisir et libérer ce présumé », explique l’Avocat.

 

Me Gustave Niyonzima regrette que le parquet de Kayanza n’ait pas encore statué sur un dossier dont le présumé git au cachot et qui a déjà dépassé les délais prévus par la loi.

 

« En principe, le parquet devrait avoir déjà auditionné le présumé. Il avait 7 jours pour le faire, avec une possibilité de prolongation de 7 autres jours, soit 14 jours. Dans ce cas, on aurait déjà su si Cyprien Runyange doit rentrer chez sa famille ; au contraire, le parquet établirait un mandat d’arrêt contre Cyprien, et ce dernier serait conduit à la prison centrale. Malheureusement, tout cela n’a pas eu lieu. Ceci reflète l’image d’un Burundi où il n’y a pas de Justice. Cette justice est téléguidée par le pouvoir exécutif, et ce dossier est devenu purement politique », s’inquiète cet homme de droit.

 

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