Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Les commerçants de la province Rumonge sont en colère suite à la hausse des taxes communales. Pour les petits commerçants, la taxe est passée de 5.000 à 15.000 francs burundais tandis que pour les pharmacies, la taxe a augmenté de 500%. Cette nouvelle taxation affecte les consommateurs à travers la hausse des prix des denrées et produits de première nécessité.

Les habitants de la ville de Bujumbura sont de plus en plus touchés par la hausse des prix des produits de première nécessité. Selon eux, la cherté de la vie s’ajoute à la crise politico-sécuritaire et économique que traverse le pays. Ils demandent au gouvernement de permettre aux commerçants d’importer plus de vivres de l’étranger pour que les prix chutent.

Les mesures de contrôle prise par le gouvernement pour tenter de pallier à la pénurie auront des conséquences fâcheuses pour les transporteurs. La plus difficile de ces décisions vise à distribuer le carburant uniquement la journée. Pour les chauffeurs, convoyeurs et propriétaires des véhicules de transport, cette mesure est impensable étant donné qu’ils travaillent jusqu’au soir et la nuit pour les taxis. 
 
 
 
Les conducteurs de véhicules de transport s’alarment des conséquences de ces mesures et craignent que la vie ne soit plus possible pour eux si elles sont maintenues. Avec la pénurie de carburant qui persiste depuis plusieurs semaines, ils n’arrivent plus à gagner suffisamment pour faire vivre leurs familles. 
Ils ajoutent que la mesure prise par le gouvernement d’autoriser la distribution du carburant disponible uniquement la journée, va davantage pénaliser les transporteurs. 
 
« D’abord, elle va diviser les chauffeurs et les propriétaires des véhicules. Chaque fois que l’on clôture la journée de travail, on doit faire le plein de carburant avant de le remettre [véhicule] au propriétaire, en plus du versement journalier et il paie le chauffeur. Ceci devient maintenant impossible du fait que l’on sera obligé d’aller faire la chaine sur les stations de service dans les heures de grande affluence des clients. Dans ce cas, on va rater l’occasion de totaliser le montant du versement, et c’est un problème sérieux entre nous et le propriétaire », s’indigne un chauffeur de bus suite aux mesures restrictives imposées.
 
Avec cette pénurie de carburant, les chauffeurs des véhicules de transport affirment qu’ils passent jusqu’à trois jours en attente de carburant sur des chaînes interminables devant les stations-service. Ainsi, ils ne travaillent qu’une ou deux fois pendant la semaine. 
 
Les propriétaires des véhicules de transport pour leur part se dressent aussi contre cette mesure du Ministère de l’énergie. L’un d’eux témoigne qu’il « vit avec le revenu journalier » versé chaque soir par le chauffeur de son bus. Il estime que le gouvernement, en prenant de telles mesures aussi « opprimantes », ne se soucie plus des contribuables.  
Les habitants de la capitale Bujumbura souffrent aussi des conséquences de cette pénurie, notamment la hausse des prix des denrées alimentaires.
 
La pénurie de carburant : conséquence du monopole dans le commerce de ce produit.
 
Selon Faustin Ndikumana, président de l’association PARCEM, si le gouvernement n’avait pas fait recours au « clientélisme » en octroyant le monopole d’importer et de distribuer le carburant à une seule société, ce problème ne s’observerait plus.
 
« La rareté des devises ne permet  pas aux banques commerciales de payer l’importation des produits pétroliers. Le monopole des devises est assuré par la Banque Centrale (BRB) qui les donne à un seul opérateur économique pour approvisionner tout le pays en carburant ! Cela fait que les autres opérateurs soient obligés de s’approvisionner auprès du détenteur de ce monopole et ce, au coûts supplémentaires. Au niveau de cette échelle, vient donc les intérêts des uns et des autres, et la chaîne d’approvisionnement est perturbée », explique Faustin Ndikumana. 
 
Pour trouver une solution, il faut que les banques commerciales reçoivent des devises pour pouvoir payer les importateurs du carburant, poursuit le président de PARCEM. Le gouvernement devra aussi « rompre le contrat de monopole » pour l’importation et laisser la liberté de le faire à tous ceux qui le veulent.  
 

Les  prix du ticket de transport en commun ont de nouveau été revus à la hausse, au point de doubler pour certains itinéraires. C’est la conséquence de la pénurie persistante du carburant notamment l’essence. Les passagers et les usagers des véhicules expriment leur colère, mais ne voient aucune solution à l’horizon. 

Les propriétaires des camions-bennes qui transportent les matériaux de construction à l’intérieur du pays viennent de revoir à la hausse leurs prix. Ils expliquent cette hausse par la cherté des prix des pièces de rechange pour leurs engins, et de multitudes taxes qu'ils sont obligés de payer.

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