Le prix de 4.000 francs est celui de l’essence au marché noir, le gasoil lui coûte 3.000 francs alors qu’officiellement il se vend à 1.880 francs. Parallèlement à ces prix anarchiques, les chauffeurs du transport en commun fixent le prix du ticket à leur guise. Cette pénurie au centre du pays est étonnante car le ministère en charge a déclaré que les stocks de carburant étaient suffisants.
Quatre cents mille francs burundais sont versés dans les caisses de la commune Busoni chaque année par les propriétaires de bistrots et restaurants installés à la douane Nemba dans la province Kirundo. Avec la récente mesure de fermer les maisons de rafraîchissement, la commune va enregistrer un manque à gagner. Les responsables des restaurants et bistrots victimes de cette décision dénoncent une mesure visant à les affamer.
Plus de trente commerçants œuvrant à cette frontière ont vu ces derniers jours leurs activités bloquées par un agent du service national des renseignements dans la province de Kirundo.  
La pénurie de carburant persiste dans la ville de Bujumbura. De nombreuses stations-services n'ont même pas une goutte de carburant, d'autres qui servent encore du carburant voient de longues files d'attente. Le ministère de l'énergie et des mines explique que la pénurie de carburant est due à un weekend prolongé. Une explication qui ne convainc pas puisque la pénurie perdure depuis plusieurs jours. Les centres urbains de différentes provinces ne sont pas épargnés.  
Hausse des prix du ticket de transport en commun depuis ce mardi pour les axes Gitega- Bujumbura, Gitega- Rutana et Ruyigi. Ceci est consécutif à l'actuelle pénurie du carburant qui touche toutes les provinces. Les importateurs de carburant de Gitega reprochent aux exploitants du parc pétrolier de Gitega de ne pas les servir en carburant alors que les quantités sont suffisantes selon eux. 

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TAARIFA YA HABARI YA 26/04/2015

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