Les billets et pièces de petites coupures sont devenus extrêmement rares dans la ville de Bujumbura. C’est essentiellement le billet de 100 francs et la pièce de 50 francs. Cela se ressent surtout chez les transporteurs en commun. Ces derniers expliquent qu’ils doivent payer un surplus lorsqu’ils vont changer leur monnaie en petite coupure, ce qui engendre des pertes pour eux.
Depuis un certain temps, la population de la commune Nyanza-Lac dans la province Makamba au sud du pays n’exporte plus les produits vivriers vers la Tanzanie. Il s’agit d’une décision de l’autorité burundaise, laquelle décision interdit toute exportation de tels produits vers la Tanzanie. 
Dans la province Karuzi, les prix des denrées alimentaires ont considérablement augmenté. La population de cette province dit qu’elle ne voit pas comment y faire face alors que certains produits ont même doublé de prix. 
Le prix de 4.000 francs est celui de l’essence au marché noir, le gasoil lui coûte 3.000 francs alors qu’officiellement il se vend à 1.880 francs. Parallèlement à ces prix anarchiques, les chauffeurs du transport en commun fixent le prix du ticket à leur guise. Cette pénurie au centre du pays est étonnante car le ministère en charge a déclaré que les stocks de carburant étaient suffisants.
Quatre cents mille francs burundais sont versés dans les caisses de la commune Busoni chaque année par les propriétaires de bistrots et restaurants installés à la douane Nemba dans la province Kirundo. Avec la récente mesure de fermer les maisons de rafraîchissement, la commune va enregistrer un manque à gagner. Les responsables des restaurants et bistrots victimes de cette décision dénoncent une mesure visant à les affamer.

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TAARIFA YA HABARI YA 26/04/2015

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