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La vente des téléphones portables, commerce pratiqué par des réfugiés burundais

mercredi, 26 décembre 2018 20:43
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Le commerce est l’une des activités pratiquées par les réfugiés burundais au Rwanda. Des réfugiés vivant à Rubavu ont opté de vendre des téléphones mobiles et leurs accessoires. Pourquoi ce commerce ? Quels avantages tirent-ils dans ce commerce ? Où ont-ils trouvé le capital ?

Manisha Désiré est le représentant des réfugiés burundais vivant à Rubavu, il est en même temps commerçant des accessoires de téléphones dont les pochettes, les batteries, les écouteurs et les écrans pour téléphones. Vendant beaucoup d’articles et qui demandent un capital non négligeable, le jeune homme dit avoir commencé avec un million de francs rwandais, une somme qui l’a pu réunir avec l’aide des amis et connaissances.

 

Après avoir travaillé pour le compte de quelqu’un d’autre, le deuxième interlocuteur de la Rpa, réfugié burundais vivant lui aussi à Rubavu, a commencé difficilement son commerce. ’’J’économisais chaque mois. C’était trop dur mais j’ai pu débuter avec un capital de moins de 250 mille francs rwandais’’, relate-t-il.

 

Les clients burundais et rwandais apprécient la qualité des articles et le service de ces commerçants réfugiés. Rencontré sur place, un de leurs clients, citoyen rwandais, nous a témoigné le bon service rendu par ces réfugiés burundais. ‘’Ils ont un accueil chaleureux envers les clients, un bon service et leurs articles sont de bonne qualité. Je leur ai acheté une fois une batterie originale et depuis je ne peux acheter ailleurs mes accessoires téléphones ; je leur ai amené aussi mes amis.’’

 

Toutefois, ces commerçants rencontrent des difficultés pour communiquer avec leurs clients rwandais ‘’Même si nos deux langues sont presque similaires, il y a beaucoup de mots qui se disent différemment, comme les chiffres. Et si un client rwandais trouve que vous ne vous comprenez pas bien, il fait demi-tour ; nous devrons alors bien apprendre la langue rwandaise’’, souligne Manisha Désiré. 

 

A part la difficulté de communication, ces jeunes hommes n’écoulent pas facilement leurs articles, car le même commerce est fait par plusieurs. Mais malgré ces obstacles au bon déroulement de leur commerce, ils se disent satisfaits. Grâce à ce commerce, ils parviennent à subvenir aux besoins de leurs familles et scolarisent leurs enfants, leurs frères et sœurs sans demander assistance à quiconque.

 

Ces jeunes hommes, réfugiés depuis 2015 conseillent d’autres jeunes vivant la même situation de s’intégrer dans leurs nouveaux environnements, de chercher à travail, préparer leurs avenirs et ne pas rester esclaves des atrocités qu’ils ont enduré dans leur pays natal.

 

Article de presse sur l’émission Turiho du 25 Décembre 2018. Avec le soutien de la Wallonie-Bruxelles International.

 

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