Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Le commerce à la rescousse des burundais en exil

samedi, 22 septembre 2018 07:55
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Pour leur survie dans leur pays d’exil, les burundais se sont tournés vers différentes activités commerciales constituant de nouvelles expériences chez certains. Réfugiée dans la ville de Nyamata du district de Bugesera à l’Est du Rwanda, une des burundaises a pu ouvrir une boutique où elle vend plusieurs articles. Comment est-elle venue à ouvrir cette boutique ? Et quel est le  profit tiré?

Devenus réfugiés en 2015 comme par surprise, plusieurs burundais se sont retrouvés dans des difficultés de survie. Conscients de la situation qu’ils traversent, une situation surtout qu’ils ne contrôlent plus pour savoir quand elle pourra être résolue, des réfugiés se sont finalement décidé à fructifier leurs économies afin de tenir aussi longtemps que possible. Certains ont ouvert des magasins, des salons de coiffure, des bar-restaurants, des stands dans les marchés des différentes villes du Rwanda. Notre interlocuteur a ouvert une boutique.

 

Prénommée Générose, c’est une épouse et mère de deux petits-enfants, un de 4 ans et un autre d’une année. Deux ans après son exil, c’est depuis qu’elle a pris son courage et décida d’ouvrir une boutique à Nyamata tout près de son domicile.

 

Tout ce qu’elle vend est d’usage quotidien. Elle vend différents produits alimentaires, des boissons et du charbon. ‘’ Après plusieurs hésitations, moi et mon mari avons finalement décidé de nous lancer en mars 2017. Nous avons démarré avec un capital de 300.000 franc rwandais, un peu plus de 300 dollars américains. Ça ne nous a pas été facile de réunir cette somme’’, nous a confié Générose.

 

Une année plus tard, elle est reconnaissante. Même si elle n’a pas de comptes bancaires attestant ses bénéfices de son commerce, elle tire des profits qui l’aide à subvenir aux besoins de sa famille. ‘’Je parviens à payer régulièrement mes loyers. Là où j’habite, je paie chaque mois 15.000 franc rwandais, pour la boutique je paie 25000 franc rwandais. Je paie aussi les frais de scolarité de mon fils ainé. Nous ne manquons jamais de nourriture. Et en cas de maladies, nous réglons nos factures’’, se réjouit-elle.

 

Consciente de la vie dure que mènent les réfugiés, Madame Générose encourage les autres. ‘’Tout capital, petit soit-il, peut aider à quelque chose. Il ne faut jamais perdre espoir sans oublier que petit à  petit l’on peut.’’

 

La réfugiée burundaise, aujourd’hui commerçante, aimerait voir les taxes, appliquées au Rwanda, réduites pour les réfugiés à défaut de les lever carrément.

 

Article de presse sur l’émission TURIHO du 17/04/2018. Avec le soutien de la Wallonie-Bruxelles International.

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