Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Vers un surendettement certain

mercredi, 29 novembre 2017 06:38
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Depuis le début de la crise en 2015, il y a chute vertigineuse des recettes et des entrées dans le pays.A titre illustratif, le déficit enregistré en 2015 par rapport aux recettes de 2014 est de 65 milliards de francs burundais, tandis que les exportations et les importations sont presque au point mort.

L’impact désastreux des crises répétitives s’est traduit par un ralentissement significatif des performances de l’économie nationale et par un appauvrissement généralisé de la population, avec un taux de pauvreté estimé à 66,9 %. Selon le Fonds Monétaire International, environs 8 burundais sur 10 vivent en dessous du seuil de pauvreté, avec moins d’un dollar américain par jour. Ce qui s’est aggravé avec la suspension des aides financières directes de l’Union Européenne en Mars 2016. Depuis, le pays souffre d’un manque criant de devises étrangères et voit ainsi la valeur des produits importés augmenter.

 

Selon toujours le FMI, l’interdiction d’exporter les produits vivriers de base depuis Aout 2016 vers les pays frontaliers, qui représentaient 17% des exportations en 2015 et 30% en 2014, a fortement pénalisé la balance commerciale qui est resté fortement déficitaire compte tenue de l’exportation du café et du thé qui est de plus en plus très limitée à cause de la faible production et de la chute sur le marché. Et comme l’économie Burundaise dépend largement des importations, l’argent prélevé sur les taxes à l’importation a sensiblement diminué suite au manque de devises. Alors que l’inflation avait pu être maitrisée en 2014 avec une croissance moyenne de 5,5 %, avec la crise de 2015, la récession a fait son retour et l’économie burundaise a connu une croissance négative de 7,4 %, selon toujours le FMI. Même les secteurs qui faisaient entrer beaucoup de devises dans les caisses de l’Etat, à savoir l’hôtellerie et le tourisme, sont au point mort depuis le début de cette crise en cours.

 

L’importation et l’exportation étant quasi inexistantes, et l’Office burundaise des recettes continuant à enregistrer des déficits, celui de 2015 étant évalué à 65 milliards de francs burundais, pour combler le vide, le Gouvernement a opté pour la surtaxation de presque tous les produits pour maximiser les ressources internes.Néanmoins, la balance commerciale du Burundi est restée structurellement déficitaire.

 

Selon le FMI, cette persistance d’importants déficits publics, conjugués à la suspension de l’aide internationale, fait peser le risque de surendettement dans les années à venir. Des déficits qui continuent à mettre de la pression sur le franc burundais dont le cours s’envole sur le marché parallèle, et ce malgré les interventions de la banque centrale.

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