Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Sonnette d’alarme de la grande brasserie au Burundi : la Brarudi risque de couler faute de devises

jeudi, 07 septembre 2017 07:07
Évaluer cet élément
(1 Vote)

La pénurie des devises devient une menace sérieuse pour le peu d’industries existantes au Burundi. Certaines d’entreprises commencent à lancer les cris d’alarmes que leurs prévisions sont en rouge et craignent pour une fermeture prochaine.

 

Depuis peu, une rumeur a circulé à Bujumbura que les devises font défaut. Ceci est un secret de polichinelle. Selon les informations recueillies auprès  des opérateurs économiques, la Banque Centrale de la République du Burundi n’a plus de devises, ce qui a poussé certaines entreprises à fermer. Aujourd’hui, certaines entreprises qui existent encore  sont aux abois à l’instar de la Brarudi qui était jusqu’ici  la poule aux yeux d’or pour le gouvernement de Bujumbura.

 

Selon une source anonyme à la Brarudi, l’Administrateur Directeur Général de cette entreprise a décidé de sortir de son  silence pour calmer les inquiétudes de son personnel. Dans une réunion qu’il a tenu ce lundi, l’ADG de la Brarudi a indiqué que cette entreprise n’a jamais eu de devises tout le mois d’Août dernier, pour non seulement payer les fournisseurs, mais aussi pour importer les nouveaux intrants brassicoles et d’autres produits d’emballage et d’étiquetage ; et sans ces derniers, la Brarudi se verra dans l’incapacité de produire. 

 

En outre, les fournisseurs exigent aujourd’hui à la Brarudi de payer à l’avance 100% du prix d’achat  et de livraison des produits, ce qui augure des moments difficiles pour cette entreprise, a conclu  l’Administrateur Directeur Général de la Brarudi, selon toujours notre source.

 

Autre inquiétude soulevée par le numéro un de cette entreprise, c’est le cumul de dettes envers la maison-mère. Cela étant, la Brarudi est entre le marteau et l’enclume. D’une part, elle manque de devises  à la Banque de la République du Burundi (BRB), et d’autre part, elle se trouve en mauvaise posture de négocier avec Heineken, la maison-mère ; a conclu l’ADG, nous révèle toujours notre source.

 

Gitega : La pénurie de certaines boissons alcoolisées, probable conséquence de ce manque de devises

 

Les boissons alcoolisées se raréfient dont  l'Amstel 65cl, l'Amstel 50cl, l’Amstel bock, Primus 72cl et Royale. Les limonades de même que la Primus citron 50cl se trouvent facilement partout.

 

Cette pénurie se remarque depuis environ une semaine, elle a été progressive, jusqu'au manque de ces produits ce lundi et ce mardi. Ainsi donc, quelques rares bistrots de la ville de Gitega servent encore ces types de boissons faisant objet de pénurie, sur plus d'une centaine de bistrots enregistrés dans cette ville. 

 

Là où lesdites boissons se vendent encore, leurs prix ont été revus à la hausse. A titre illustratif, l'Amstel 65cl se vend entre 2.200 francs burundais et 2.500 francs burundais alors que son prix officiel est de 1.800 francs burundais.La primus 72cl se vend entre 1.700 francs burundais et 2.000 francs burundais, son prix officiel étant de 1.400 francs burundais, pour ne citer que celles-là.

 

Cela suscite alors des grognes parmi les propriétaires des bistrots et les clients. Les premiers parce que leurs activités tournent au ralenti, les seconds parce qu'ils manquent un produit dont ils ont besoin quand ils ont les moyens de l'acheter. Ils demandent tous à la BRARUDI de tout faire pour mettre fin à cette pénurie. Cette dernière serait liée aux problèmes de production auxquels la Brarudi fait face en ce moment suite au manque de devises.

 

Contacté à ce propos, la Brarudi nous a signifié qu’elle s’exprimera lundi prochain dans une conférence de presse.

Lu 830 fois

Page Facebook

Compteur

© 2009-2015 by GPIUTMD

Twitter

Qui est en ligne?

Nous avons 108 invités et aucun membre en ligne