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Second rejet de la candidature du Burundi par la SADEC

mercredi, 23 août 2017 05:53
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Faustin Ndikumana, président de la PARCEM Faustin Ndikumana, président de la PARCEM

La candidature du BURUNDI a été refusée par les autres pays membres de la communauté de développement économique des Etats d’Afrique Australe. Selon un économiste, le BURUNDI perd de grandes opportunités qui lui auraient permis de résoudre plusieurs problèmes auxquels le pays fait face. 

 

Le BURUNDI  ne remplit toujours pas les critères d’adhésion au sein de la SADEC, la communauté de développement économique des Etats d’Afrique Australe. Pour ce motif, le 37ème sommet de la SADEC, dernièrement tenu à PRETORIA a décidé de surseoir à la demande du BURUNDI, d’intégrer cette communauté.

 

Le BURUNDI n’est même pas crédible, renchérit un économiste burundais. La crédibilité, un des critères non moindre, a martelé Faustin NDIKUMANA.

 

« Un pays quand il est en crise, le meilleur ambassadeur c’est son président. Le président doit lui-même faire une offensive diplomatique, en organisant des voyages pour aller convaincre ses homologues. C’est un grand problème alors si, il n’y a plus  des déplacements de la plus haute autorité qu’est le président de la République », explique le président de la PARCEM.

 

Faustin NDIKUMANA relève également comme critères conditionnant l’adhésion d’un pays dans une organisation sous-régionale : 

 

La stabilité politique, la stabilité des institutions, la légitimité des institutions.

 

Le BURUNDI en crise, est encore placé parmi les pays fragiles, un véritable handicap selon Faustin NDIKUMANA.

 

Le poids économique d’un pays qui veut adhérer. Il a quel PIB ?

 

Le BURUNDI a un PIB très faible d’environ trois milliards de dollars. « Si on analyse même le PIB du BURUNDI au sein de l’EAC, c’est comme une goutte d’eau dans un océan », analyse le président de PARCEM

 

Les ressources naturelles du pays. Le pays constitue-t-il un grand marché à conquérir au niveau importations et exportations ?

 

La gouvernance économique d’un pays est également scrupuleusement analysée. Le pays peut-il se conformer aux différents points de convergence à l’instar des mois d’importations, les réserves d’échanges, le financement des déficits publics. « Dans ces organisations sous- régionales, on exige beaucoup de contributions pour différents projets. Si un pays n’a pas suffisamment de devises ou n’est pas crédible pour  contracter des crédits d’urgence auprès des partenaires, des fois, il lui est difficile de remplir ces conditions », ajoute Faustin NDIKUMANA

 

A côté du non remplissage de ces critères fondamentaux, Faustin NDIKUMANA lie le rejet du BURUNDI à la récente analyse du COMESA de la faible capacité du BURUNDI pour pouvoir abriter le sommet du COMESA. «  La grande partie des pays membres de la SADEC sont également des membres de COMESA, l’information est partagée », argumente notre interlocuteur. 

 

D’après l’économiste Faustin NDIKUMANA, le BURUNDI ne profite pas,  jusqu’à présent, des intérêts des communautés dont il est déjà membre. «  Le BURUNDI manque de capacités internes de pouvoir renforcer les exportations, dresser ses marchés extérieurs…. »

 

« Par ce refus, le BURUNDI perd donc des opportunités d’importations, d’exportations. Le BURUNDI ne pourra pas profiter des grands projets sous- régionaux qui lui permettraient de résoudre certains de ses problèmes comme la crise criante d’énergie», conclut Faustin NDIKUMANA

 

La demande d’adhésion du BURUNDI a été rejetée pour la seconde fois cette année. La dernière fois c’était au mois de février. Le 37ème sommet a conclu à l’envoi d’une mission de réévaluation au BURUNDI et sa candidature sera encore une fois étudiée en 2018.

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