Mwaro-Rusaka : Les commerçants et l’administration divergent sur les prix appliqués aux boissons Brarudi

mardi, 14 février 2017 09:17
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Dans la commune Rusaka à Mwaro, une mésentente a surgi entre les commerçants des boissons Brarudi et l’administration communale. Les détaillants des boissons de la Brarudi disent qu’ils s’approvisionnent auprès des grossistes à des prix exorbitants, alors que l’administration leur impose des prix bas à ne pas dépasser. Les commerçants demandent plutôt aux autorités communales de bien surveiller les prix de vente aux dépôts.
 
Depuis lundi dernier, presque tous les bistrots du chef-lieu de la commune Rusaka dans la Province Mwaro n’ont pas ouvert. Les propriétaires de ces bistrots indiquent qu’ils ont suspendu les activités suite aux mesures prises par l’administration. 
 
Selon ces commerçants, les autorités communales les obligent à vendre les produits de la Brarudi à des prix bas qui leur font perdre de l’argent. La mésentente réside spécialement pour les bières « Nyongera » et « Primus ». Une caisse de 12 Bouteilles de « Nyongera » s’achetait  normalement  à 11 000 francs pour être revendue à 12.000 francs, soit un gain de 1000 francs par caisse pour le commerçant détaillant.
 
Une caisse de « Primus 72 Cl » s’achète 15.600 francs au dépôt et se revend à 16.800 francs chez un commerçant détaillant, ce qui lui fait un bénéfice  de 1200 francs par caisse, quand une bouteille s’achète à 1.400 francs.
 
Les vendeurs détaillants disent qu’ils ne peuvent pas continuer de travailler dans la mesure où ils ne peuvent rien gagner. Ils expliquent que les propriétaires des dépôts de ces produits Brarudi majorent parfois les prix au niveau des dépôts, en dépassant les prix fixés par la Brarudi.
 
Certains détaillants de la bière « Nyongera » la vendent à 1.200 francs la bouteille afin de pouvoir percevoir un petit bénéfice, alors que cette boisson était censée s’acheter à 1.100 francs, selon des sources à Rusaka. 
 
Vendredi 10 février,  les propriétaires de buvettes ont décidé de rouvrir leurs bars. C’est du moins après un consensus qui a fixé le prix de la caisse de « Nyongera » à 11.500 francs, et une bouteille à 1.100 francs, soit un gain de  1.700 francs par caisse. 
 
Aussi, les responsables administratifs veulent que la boisson « Nyongera» soit seulement vendue dans les milieux ruraux, pour laisser place à la « Primus » et l’ « Amstel » dans les milieux urbains. Les détaillants quant à eux trouvent cette mesure injuste, étant donné que cette boisson est la plus sollicitée, que ça soit en milieu rural comme sur les centres urbains. 
 
Les commerçants détaillants des produits Brarudi dans la commune Rusaka demandent à l’administration de mieux surveiller les prix de ces produits aux dépôts, afin de respecter les prix fixés par la société productrice. L’administrateur communal de Rusaka Bernardine Nduwimana préfère ne pas s’exprimer sur ce dossier.  
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TAARIFA YA HABARI YA 26/04/2015

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