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Ruyigi : Les prix des denrées en baisse en cette période de récolte

mardi, 31 janvier 2017 18:37
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A Ruyigi, les habitants du chef-lieu de cette Province de l’Est se réjouissent de la baisse du prix pour certaines denrées alimentaires de première nécessité en fin de semaine dernière. Néanmoins, ils craignent que cette baisse ne soit momentanée.
 
Au marché de Ruyigi, les prix de certaines denrées alimentaires de première nécessité ont chuté depuis vendredi dernier. Ainsi, un kilogramme de haricot qui coûtait 1600 francs est passé à 1300 francs. 
 
Selon la population de Ruyigi, cela est liée à la récolte en cours. Un kilogramme de pomme de terre a également chuté, passant de 900 à 400 francs. Toutefois, la population de Ruyigi s’étonne du fait que lors des autres périodes de récolte, le prix du haricot n’a jamais dépassé 600 francs. 
 
Actuellement, il semble que les prix ont chuté ; mais la population trouve qu’il y a des indicateurs négatifs en comparaison aux années antérieures. Ainsi, il y a des prix qui n’ont jamais baissé comme la banane et le riz. 
 
Quant au manioc, « il devient une denrée rare et couteuse », déplore la population de Ruyigi qui pense que cette baisse enregistrée ne va durer qu’une très courte période. Les habitants demandent à l’administration de faire respecter les prix alimentaires.
 
Paradoxe cependant, ce sont les décisions des mêmes administratifs qui risquent d’empirer la situation, étant donné qu’ils ont annoncé aux commerçants « la hausse imminente des taxes au niveau national ».
 
A Gitega, les prix des denrées alimentaires restent élevés 
 
Contrairement à Ruyigi, à Gitega les prix des denrées alimentaires de première nécessité sont toujours élevés. La population est traumatisée par cette situation et trouve qu’il est de plus en plus difficile de trouver de quoi nourrir la famille deux fois par jour. 
 
Un kilogramme de haricots coute 2000 francs à Gitega alors qu’il coutait 1500 francs au cours des trois derniers mois. Le haricot dit « kinure » qui coutait 1200 francs se vend également à 2000 francs. Le riz se vend entre 2000 et 2500 francs, alors que le plus cher n’avait jamais dépassé 2000 francs il y a quelques mois. Un régime de banane qui coutait entre 3000 et 4000 francs est passé au double, allant jusqu’à 8000 francs.
 
Face à cette hausse des prix des denrées alimentaires de première nécessité, les fonctionnaires moyens et la population de faible pouvoir d’achat de Gitega disent avoir des difficultés d’affronter ces prix. Certains affirment avoir opté de manger un seul repas par jour. 
 
Le petit-déjeuner a été abandonné depuis plusieurs mois pour la plupart des ménages. Au vu de l’évolution effrayante de la situation, la population de Gitega dit craindre le pire au marché dans les prochains jours.
 
Les commerçants expliquent cette hausse des prix par un manque de devises accompagné par la perte de valeur de la monnaie burundaise par rapport au dollar américain. « Le fait que la Tanzanie ait interdit l’exportation de certains produits vers le Burundi, ainsi que la chute de la production agricole sont aussi à l’origine de la hausse des prix », estiment les mêmes sources. 
 
Dans tous les cas, la population demande au gouvernement de s’impliquer afin que la situation ne s’empire d’avantage dans les ménages. 
 
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