Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Une jeune femme, Jeanne Ndayishimiye, a été arrêtée mardi à l’aéroport de Bujumbura alors qu’elle s’apprêtait à embarquer pour Kigali au Rwanda. Elle est accusée d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat. Mais la jeune femme serait victime de ses liens de parenté avec la directrice de la radio Isanganiro en exil, Anne Niyuhire qui est sa sœur. 
C’est le résultat des enquêtes menées par l’organisation internationale des réfugiés, International Refugees Rights Initiative, IRRI. Selon cette ONG, des milliers de burundais ont pris le chemin de l’exil suite à la situation d’insécurité prévalent au Burundi, un chemin toujours emprunté jusqu’à aujourd’hui. Ceux restés au pays vivent dans la terreur, les rumeurs aggravant cet état des lieux. Pour l’IRRI, la réouverture des médias indépendants est non négociable, car d’après elle, ils contribueraient à la résolution pacifique du conflit inter-burundais.
Le chef adjoint de la Police des frontières et des étrangers (PAFE) à Muyinga est porté disparu depuis le 27 mars 2016. L'OPP2 Simon Masumbuko a été vu pour la dernière fois en compagnie de son supérieur hiérarchique Alfred Manirakiza.
Un militant du parti d’opposition UPRONA dirigé par Charles Nditije est emprisonné depuis deux semaines à Cankuzo. Mvuyekure Abdallah ainsi que son ami surnommé Kicwa sont accusés d’avoir insulté des policiers, accusations réfutées par ces deux hommes. Leurs  familles respectives ainsi que la famille politique de Mvuyekure Abdallah dénoncent des arrestations arbitraires avec mobiles politiques.
A quelques jours de l’analyse de la situation des droits de l’homme au Burundi, la 31ème session du Conseil des Droits de l’homme bat son plein avec son ballet des centaines de délégations. En marge de la plénière du Conseil, les organisations de la société civile s’activent dans l’organisation de ‘’side-events’’ pour mettre un accent particulier sur des situations spécifiques de certains pays. Le cas du Burundi qui traverse une crise profonde depuis avril 2015 et des violations importantes des droits de l’homme est aussi un sujet de débats.
Le Burundi est à la croisée des chemins et le dialogue franc, inclusif et constructif est la seule  solution pour la crise burundaise. Cest du moins ce qui ressort du point de presse animé par les 3 experts membres de lenquête indépendante de lONU sur le Burundi établi par le Conseil des droits de lhomme.

Depuis ce mercredi 2 mars 2016, 5 personnes originaires de la province de Gitega sont détenues pour des raisons jusqu’ici inconnues au cachot de la police judiciaire à Ngozi. Il s’agit de Nyandwi Félix, Gahungu Claver, Oscar Twagirayezu, Emmanuel Ncabampama et Roger Butoyi.

De graves crimes sont commis à l’endroit des personnes arrêtées et emprisonnées par les forces de l’ordre depuis le début de la crise. A part qu’elles sont régulièrement torturées dans les différents cachots, les femmes et filles sont victimes de viols soit par les policiers ou d’autres personnes sous la complicité des mêmes policiers, des individus qui ont mystérieusement accès facile lieux de détention.  
Le service national des renseignements est un lieu craint depuis plusieurs mois, avec le début de la crise liée au 3ème mandat. Des personnes y sont régulièrement incarcérées et torturées. C’est le cas du sous-Lieutenant Aristide Mbonabuca appréhendé lundi 22 Février 2016  à l’entrée de l’Institut Supérieur des Cadres Militaires, ISCAM. Il a été directement conduit aux cachots du SNR en Zone Rohero et subirait des tortures selon sa famille.
Selon des habitants du quartier 6 de Ngagara, des hurlements et des pleurs se font entendre dans les enceintes de la REGIDESO-Kigobe, et cela depuis plus d’une semaine. Au premier jour, les habitants de cette localité imaginaient qu’il s’agissait d’une victime d’un accident de roulage, ce qui s’avèrera faux par après. 

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