Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

La police nationale reconnaît enfin l’existence de trafic humain de jeunes filles à destination de l’Arabie Saoudite et d’Oman. Les raisons de ce revirement est que cette question divise au sein même du parti au pouvoir CNDD-FDD. Il aura fallu 24 heures à la police pour changer radicalement de version et accepter l’existence de tels trafics.

Le 19 juin de chaque année, le monde entier célèbre la journée dédiée à l’élimination des violences sexuelles faites en temps de conflit. Cette journée est intervenue au Burundi en pleine crise. L’ONU estime par ailleurs que le Burundi figure parmi les 19 pays où sont recensés de nombreux cas de violences sexuelles selon un rapport émanant du secrétariat général des Nations-Unies. Selon ce document, au moins 300 filles et femmes ont été victimes de violences sexuelles au cours de l’année 2015.

Un jeune homme habitant en Zone Ngagara de la Mairie de Bujumbura a été brutalement arrêté par les militaires de la position de la Zone Mutakura ce dimanche 19 juin. Il est accusé par le Service national des Renseignements d’appartenir à un mouvement rebelle. La famille du jeune homme clame son innocence et réclame sa libération.

Le 16 juin, le monde commémore la journée internationale de l’enfant africain. Cette journée de 2016 correspondant au 24ème anniversaire est célébrée alors que plusieurs enfants burundais vivent dans de mauvaises conditions dans le pays et ailleurs.

Quatre jeunes ont été arrêtés dans la matinée de samedi dernier dans la zone Maramvya de la commune Burambi en province Rumonge. Ces jeunes ont été embarqués dans un véhicule sans précision de destination exacte. Les familles craignent pour leur sécurité et pensent que la destination des leurs ne serait pas Bujumbura, bien que l’on veuille leur faire croire que les quatre jeunes ont été emmenés dans la capitale.

Un des leaders des jeunes du parti Sahwanya FRODEBU a été enlevé vendredi dans la zone Kinama en commune Ntahangwa de la mairie de Bujumbura par des agents du service national des renseignements. Novat Ndayishimiye a été arrêté mais reste introuvable à cette heure. Le parti Sahwanya FRODEBU dénonce cet acte et affirme que cela ne va pas leur faire fléchir dans le combat contre le « pouvoir de facto » de Pierre Nkurunziza.

Une centaine de jeunes filles ont été embarquées à destination de l’Oman et del’Arabie Saoudite en moins d’une semaine. Selon l’association FOCODE, la majorité de ces filles sont originaires de la Province de Cankuzo. Le FOCODE dénonce un trafic humain piloté par certains cadres hauts placés du parti au pouvoir CNDD-FDD en complicité avec des agents de la Police des frontières et de l’Aéroport de Bujumbura.

Depuis qu’il a été arrêté par le Service National des Renseignements, il y’a de cela deux semaines, Calixte Irankunda est porté disparu. La famille de cet homme originaire de la province Bujumbura se trouve dans le désespoir de ne plus le retrouver et craint qu’il n’ait été exécuté.

Les organisations de la société civile burundaise continuent de produire des rapports sur les violations des droits de l’homme au Burundi surtout en cette période de crise. Ces rapports mettent en exergue les exactions commises par des agents des services de sécurité de l’Etat, des jeunes affiliés au parti au pouvoir ainsi que des groupes armés qui ne revendiquent pas leurs crimes. Une tâche qui n’est pas aisée avec la fermeture imposée à d’importantes organisations de la société civile, pour justement éviter qu’elles ne poursuivent leurs activités.

Six jours viennent de s’écouler sans que la famille de l’adjudant Philibert Nduwamungu n’ait de ses nouvelles. Il a été arrêté avec deux autres militaires issus des ex-FAB (forces armées burundaises). Un troisième militaire qui se trouvait avec eux est un ancien combattant de mouvement armé mais n’a pas été inquiété. 

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