Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Près d’une semaine après l’enlèvement et la disparition de l’homme d’affaires Oscar Ntasano, la famille et les voisins du propriétaire du Nonara Beach Hôtel craignent qu’il ne soit plus en vie. Le véhicule qu’il conduisait avant sa disparition a été retrouvé ce weekend à Kirundo dans le nord du pays. 

Le conseil de sécurité de l’ONU pourrait imposer des sanctions sur base des résolutions du Conseil des Droits de l’homme déjà adoptées sur le Burundi. Sur les 3 résolutions adoptées, la plus récente datant du 30 Septembre 2016 qui met en place une commission d’enquête sur les violations des droits de l’homme au Burundi, est primordiale. 

Depuis le 24 mars que les étudiants de l'Université du Burundi ont lancé un préavis de grève directement au Président Nkurunziza, ils font face à des intimidations, arrestations et disparitions. Les étudiants contestent la révision de l’octroi de la bourse qui sera désormais un système de prêt-bourse. 

Un cadre de l’Office Burundais des Recettes (OBR) a été arrêté ce mercredi matin à son lieu de travail à l’immeuble Emmaüs de Kigobe dans la ville de Bujumbura. Philbert Ndihokubwayo surnommé ‘’Kabila’’ est aussi un militant du parti FNL fidèle à Agathon Rwasa. 

La sécurité des burundais qui vivent dans certains pays d’Afrique australe est menacée. Dimanche dernier, certains ménages et magasins appartenant aux ressortissants burundais qui vivent au Malawi et au Mozambique ont été attaqués par des citoyens malawites et mozambicains et plusieurs marchandises ont été volées.  

Résident en zone Maramvya de la commune Mutimbuza de Bujumbura, Amatus Nshimirimana est porté disparu depuis mardi 21 mars 2017, alors qu’il avait été arrêté par des jeunes du parti CNDD-FDD. Le tort de ce militant d’opposition est qu’il était à la recherche d’un autre membre du FNL, fidèle à Agathon Rwasa, disparu après son arrestation par des agents du Service National des Renseignements.

Des jeunes femmes burundaises continuent d’alerter sur les mauvais traitements subis dans les pays du Moyen-Orient où elles étaient allées travailler. L’une d’elle, partie en Arabie Saoudite, fait savoir que sa vie est en danger. Elle indique être traitée comme une esclave par ses employeurs, en plus de subir des sévices corporelles.

Le gouvernement du Burundi annonce qu’il ne cautionnera jamais les conclusions du rapport de la commission d’enquête des droits de l'homme de l'ONU. Cette réaction du Ministre Martin Nivyabandi en charge des droits de l'homme est consécutive à l’arrivée prochaine des enquêteurs dans les pays de la sous-région pour rencontrer des victimes et des témoins des violations des droits de l’homme commises au Burundi depuis avril 2015.  

Au cours de la crise en cours, certaines femmes affirment avoir été violées par les agents des services de sécurité au Burundi. Une des victimes que la RPA a rencontrées est réfugiée au camp de Mahama au Rwanda après avoir survécu à cette violence. Elle porte cependant les stigmates de cet acte ignoble puisqu’elle a contracté le VIH/SIDA après avoir été violée par des policiers.

Quatre élèves ont été arrêtés par la police de la Commune Busiga dans la Province Ngozi depuis le 5 mars 2017 et conduits vers une destination inconnue. Tous les quatre sont accusés de s'être rendus au Rwanda, pays voisin. Leurs familles sont très inquiètes et n’ont aucune nouvelle depuis ce jour.

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