Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Le climat était à nouveau tendu dans la prison centrale de GITEGA ce mardi matin. A l'origine, tout comme ce lundi, plusieurs policiers prêts a pénétrer dans cette enceinte pour passer à l'isolement des 28 présumés putschistes.

La police a de nouveau échoué à isoler les vingt-huit présumés putschistes détenus dans la prison centrale de GITEGA ce lundi. Les prisonniers ont résisté à cette décision en lançant des pierres et morceaux de bois aux policiers et en poussant beaucoup de cris.

Depuis le déploiement des unités de la police du GMIR à Makamba, des cas de viol se sont multipliés. Des sources concordantes à Makamba indexent des personnes portant des tenues policières.

Approché par la rédaction de la RPA, une des victimes, âgée de 15 ans, accepte de raconter son calvaire : « un policier m’a arrêté près de chez moi sous prétexte : la carte d’identité ou d’étudiant. Je lui ai expliqué que je ne l’avais pas sur moi, qu’il me laisse entrer dans la maison pour la prendre. Mais il a refusé et m’a intimé l’ordre de le suivre. »

Le policier l’a conduit dans les marais. Inquiétée, la victime de demander si c’était le nouveau chemin qui mène au poste de police, elle qui croyait que c’était leur destination. C’est là que le malheur lui est tombé dessus, se rappelle la source de la RPA.

« Tentant de crier au secours, il a couvert ma bouche par sa main, pour que ma voix ne sorte pas. »

J’ai décidé de porter plainte, poursuit la victime. « Je l’ai fait pour que les responsables soient punis, et ainsi aider à protéger mes concitoyennes de ce crime. »

Depuis l’arrivée du Groupement Mobile d’Intervention Rapide (GMIR), la population de la commune Kibago de la Province Makamba vit un règne de la terreur. Une population qui se dit battue et spoliée de son argent avec la complicité de l’administration locale. Un harcèlement qui viserait spécialement la composante tutsie de la commune et certains membres de l’opposition.

Arrestations et enlèvements se multiplient ces derniers jours en province MAKAMBA et surtout  dans les communes  de MABANDA et KIBAGO. Les personnes ciblées sont principalement des militants du parti MSD et toute personne qui n’est pas native de la Province MAKAMBA.

Jean Baptiste Semugorore  a été arrêté par le vice-président du parti CNDD-FDD en commune Busoni, nommé Pascal Shirambere, c’était ce lundi. Ce jeune homme est accusé d’avoir arraché un drapeau du parti présidentiel CNDD-FDD et a été conduit manu militari au cachot de la commune Busoni où il se trouve encore jusqu'à ce vendredi.

Depuis mardi dans l'après-midi, la police a opéré un mouvement d'arrestation des personnes a bord des bus venues pour la plupart des provinces du nord. Selon des sources au sein de la police à Gitega, des informations leur sont parvenues et attestaient qu’un mouvement de jeunes se rendaient en Tanzanie pour rejoindre la rébellion.

Le Comité des Nations-Unies contre la torture a rendu une décision sur la plainte de Patrice Gahungu contre l’Etat du Burundi vers la fin du mois d’août 2015. Patrice Gahungu avait été victime de torture et de menaces de mort depuis 2010 de la part des agents du Service National des Renseignements.

Les associations de défense des droits de l’homme dénoncent les mauvaises conditions  de détention de 51 mineurs incarcérés à la prison de Rumonge. Ces mineurs sont détenus dans la prison pour adulte au lieu d’être dans le centre de rééducation des mineurs en conflit situé non loin de cette prison.

Les personnes dans les quartiers dits contestataires sont arrêtées sans respect de procédure pénale et les avocats et journalistes sont pour leur part battus et mis en détention. C’est le constat amer d’Avocats Sans Frontières qui condamne ces violations.

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