Les associations de défense des droits de l’homme dénoncent les mauvaises conditions  de détention de 51 mineurs incarcérés à la prison de Rumonge. Ces mineurs sont détenus dans la prison pour adulte au lieu d’être dans le centre de rééducation des mineurs en conflit situé non loin de cette prison.

Les personnes dans les quartiers dits contestataires sont arrêtées sans respect de procédure pénale et les avocats et journalistes sont pour leur part battus et mis en détention. C’est le constat amer d’Avocats Sans Frontières qui condamne ces violations.

Plusieurs témoignages à titre individuel et des rapports d’ONGs internationales font état d’enlèvements, de disparitions et de tortures au Burundi. C’est au lendemain des manifestations pour s’opposer au troisième mandat du Président Pierre NKURUNZIZA.

Ils ont été arrêtés le 21 Juillet 2015 en commune Busoni province Kirundo par les jeunes « imbonerakure », affiliés au parti présidentiel et les agents du Service National des Renseignements. Ils étaient en quête de leur famille, refugiée au camp de Musasa en commune Kiremba province de Ngozi.

Les agents des services de renseignements et les IMBONERAKURE, jeunes affiliés au parti CNDD-FDDjusqu’ici au pouvoir au Burundi, sont responsables d’arrestations et de tortures perpétrées contre les opposants présumés au Gouvernement NKURUNZIZA.

C’est ce dimanche soir que le président de l’APRODH a pris le vol pour Bruxelles à bord de SN Brussells pour les soins en Belgique. Il est apparu à l’aéroport international de Bujumbura habillé d’un Lacoste blanc, pantalon chocolat assis sur une chaise roulante avec une perfusion à sa main droite. Signe que le « MUTAMA » va encore mal.

Ce weekend, le Parquet Général près la Cour d’Appel de Ngozi a procédé à la libération d’étudiants  arrêtés le mois précédent en commune Busiga quand ils s’exilaient au Rwanda. L’association AVDP accuse certaines juridictions  de piétiner les textes nationaux et internationaux  relatifs aux droits d’asile politique.

L’impasse politique que traverse le Burundi ne peut pas être résolue par le recours à la violence quels que soient les auteurs, indique le communiqué de l’Union Européenne de ce dimanche, 2 août, juste après l’attentat qui a coûté la vie au Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana, ancien chef des services secrets burundais.

« Nos maisons ont toutes été démolies par les jeunes Imbonerakure », a précisé Fabien Ndikuriyo, un parmi les 6 militants de la coalition « Mizero y’Abarundi »  résidant sur la colline Shoza, zone Birambi Commune Nyamurenza. Ils se sont tous exilés au bureau de la CNIDH à Ngozi craignant pour leur securité.

Ce phénomène d’infanticide est devenu monnaie courante dans la région nord. L’association pour la défense des droits humains  déplore cette attitude et demande à la justice de prendre  à bras le corps ce dossier.

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TAARIFA YA HABARI YA 26/04/2015

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