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Calvaire des réfugiés burundais sortis de la prison de Nyamusivya en Tanzanie

vendredi, 26 octobre 2018 10:27
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Dans cette prison du district de Kibondo, soulignent les victimes, les burundais y détenus étaient quotidiennement passés à tabac et contraints à effectuer des travaux durs. Cinq jours après leur relaxation, la majorité présente des signes de traumatisme.

Un des centaines de réfugiés burundais qui ont séjourné dans la prison de Nyamusivya fait savoir que, dès qu’il entend quelqu’un prononcer le nom de cette prison, il commence à trembler. Pour ce réfugié burundais témoin des calvaires vécus par les burundais une fois dans la prison de Nyamusivya, policiers et prisonniers tanzaniens se relayaient pour les torturer. « Ne me parle plus de ça. Se faire emprisonner à Nyamusivya c’est en quelques sortes comme embrasser la mort. Dès l’entrée, tu te fais fouetter. D’abord par des policiers et ensuite par des prisonniers tanzaniens. »

 

La journée en prison de Nyamusivya débute à 6 heures. Selon notre source, les détenus sont divisés en 3 équipes. « A notre arrivée, nous étions au nombre de 460 personnes dont 60 tanzaniens et 400 burundais. Ces burundais sont torturés par les détenus tanzaniens. On nous réveillait à 6 heures du matin pour faire les travaux. Certains allaient puiser de l’eau, chercher le bois de chauffage et les autres s’occupaient des travaux champêtres. On nous battait sérieusement et on rentrait vers 15 heures. »

 

Les défenseurs burundais des droits de l’homme mettent en garde la Tanzanie

 

Les différentes autorités tanzaniennes devraient mettre de côté leurs penchants politiques et protéger comme il se doit les refugies burundais qui sont sur son territoire, c’est en substance la réaction de Maître Vital Nshimirimana après que les réfugiés burundais aient été torturés par la police tanzanienne dans leurs cellules de détention jusqu’à devenir infirmes. Cet activiste burundais des droits de l’homme demande au gouvernement tanzanien de faire tout son possible pour assurer la sécurité de ces réfugiés, surtout qu’il a ratifié des conventions y relatives.

 

« Aujourd’hui nous pensons que les autorités tanzaniennes sont en train de violer le droit international ainsi que la convention contre la torture, ce qui expose ce pays à bien des sanctions si jamais il s’avère que certaines autorités sont impliquées, de quelque manière que soit. Nous rappelons à l’autorité tanzanienne qu’il incombe à l’Etat de la République Unie de Tanzanie de respecter le droit international des réfugiés ainsi que les droits de l’homme contenus dans la convention contre la torture. Ensuite, nous demandons aux autorités tanzaniennes de dissocier les raisons politiques et le respect des droits de l’homme parce que, même si les autorités tanzaniennes soutenaient le Gouvernement du Burundi, cela ne justifie, à aucun moment, le recours à la torture et autres traitements dégradants et cruels à l’encontre des réfugiés qui ont demandé asile en Tanzanie. Ensuite nous demandons aux mécanismes internationaux des droits de l’homme de documenter, de manière indépendante, les violations des droits humains dont sont victimes ces réfugiés et de les rapporter aux mécanismes concernés. »     

 

Parmi ces réfugiés prisonniers, il y figure des mineurs arrêtés en dehors du camp, lesquels mineurs étaient partis à la recherche du bois de chauffage. Et les traumatisés se recrutent à majorité dans cette catégorie. 

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