Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

La Ligue Iteka recense plus de 1.000 personnes tuées depuis le début de la crise liée au 3ème mandat de Pierre NKURUNZIZA

mardi, 18 septembre 2018 19:24
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Plus de 1.400 personnes ont été tuées, 500 autres portées disparues, 613 torturées et plus de 9 mille cas d’arrestations illégales, du moins selon le rapport sur les violations graves des droits humains relevées par la Ligue burundaise des droits de l’homme « ITEKA » au cours des 3 ans de crise Burundaise. Les présumés auteurs de ces crimes se recrutent parmi les agents des Forces de l’ordre et de sécurité, les agents du service national des renseignements, les Imbonerakure ainsi que parmi certains administratifs.

Le rapport produit par la Ligue burundaise des droits de l’homme sorti ce lundi révèle que, depuis le début des manifestations du 26 Avril 2015 contre le 3ème mandat de Pierre NKURUNZIZA jusqu’à la fin du mois de Décembre 2018, il y’a eu des violations graves des droits humains au Burundi.

 

Dans cette période de 3 ans et 4 mois, la ligue ITEKA parle de 1.454 personnes tuées dont 167 femmes. Certaines d’entre elles ont été tuées par des agents des corps de défense et de sécurité, des jeunes Imbonerakure, des agents du SNR et certains administratifs. Parmi ces victimes, la Ligue ITEKA a documenté 386 cas d’exécutions extrajudiciaires. La plupart des corps de ces victimes ont été retrouvés dans les rivières, dans des brousses et dans d’autres différents coins du pays. A titre d’exemple, en 2015, 160 corps sans vie ont été découverts, 192 cadavres en 2017 et au cours de cette année 2018, 112 personnes tuées ont été retrouvées.

 

Selon toujours ce rapport, depuis le mois d’Avril 2015 jusqu’à la fin de l’an 2016, surtout après l’attaque sur les camps militaires en dates du 11 au 12 Décembre 2015, au moins 14 fosses communes ont été signalées dans différentes provinces du pays. La ligue ITEKA relève également 500 personnes enlevées et/ou portées disparues dont 21 femmes, 613 personnes torturées, plus de 9 mille cas d’arrestations arbitraires, violations commises par les corps de défense et de sécurité, les agents du service national des renseignements, les Imbonerakure ainsi que certains administratifs.

 

Ce rapport de la ligue ITEKA indique que les victimes de ces violations des droits humains sont principalement les membres de l’opposition notamment ceux du parti FNL aile d’Agathon RWASA, les membres du MSD, FRODEBU NYAKURI, UPD-ZIGAMIBANGA, UPRONA aile de Charles NDITIJE et les militaires de l’ancienne armée ex-FAB.

 

La ligue ITEKA termine son rapport en appelant le gouvernement burundais à sanctionner les auteurs de ces violations des droits de l’homme et à accepter le dialogue avec les différents partenaires dans la résolution de la crise burundaise. La ligue ITEKA demande aussi à l’Union Africaine et à l’Union européenne de prendre des décisions visant à protéger la population burundaise. A la Cour pénale internationale, la Ligue ITEKA leur demande d’accélérer les enquêtes afin que les auteurs de ces crimes soient punis conformément à la loi.

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