Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

L’ONU cite les hautes autorités burundaises parmi les responsables de certaines violations des droits de l’homme qualifiées de crime contre l’humanité

jeudi, 06 septembre 2018 06:13
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Doudou Diène, président de la commission d'enquête de l'ONU sur le Burundi Doudou Diène, président de la commission d'enquête de l'ONU sur le Burundi

Les exécutions sommaires, les disparitions forcées et les tortures font partie des crimes commis au Burundi en 2017 et en 2018. Selon les enquêteurs de l’ONU qui l’ont signalé dans leur rapport, certaines de ces violations des droits de l’homme constituent des crimes contre l’humanité. Dans son rapport, la commission d’enquête sur le Burundi cite également certains auteurs de ces crimes.

Est impliqué dans ces crimes, selon les experts de l’ONU, le comité des généraux tel que désigné par de nouveaux témoignages, y compris d’anciens membres de l’appareil étatique et sécuritaire. Il s’agit notamment du ministre de la sécurité publique Alain-Guillaume BUNYONI, l’Administrateur général du Service National de Renseignement Etienne NTAKARUTIMANA, le Chef de cabinet chargé de la police à la présidence et celui à la tête du cabinet civil, ainsi que le Secrétaire général du CNDD-FDD Evariste NDAYISHIMIYE.

 

Dans leur rapport, les experts onusiens citent également le président Pierre NKURUNZIZA comme responsable des appels récurrents à la haine et à la violence. Un comportement qui favorise un climat attentatoire aux droits de l’homme, selon la commission d’enquête sur le Burundi.

 

La commission explique que les violations graves des droits de l’homme ont persisté en 2017 et en 2018. Des violations dont certaines sont constitutives de crimes contre l’humanité que la commission avait documentées durant son premier mandat. La commission évoque en particulier les exécutions sommaires, les disparitions forcées, les arrestations et les détentions arbitraires, les tortures et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, les violences sexuelles ainsi que des violations des libertés publiques.

 

Si le Service National de Renseignement et la police restent les organes étatiques les plus impliqués dans ces violations, la Commission est préoccupée par le rôle croissant joué par les Imbonerakure dans un contexte d’embrigadement de la population destiné à faire taire toute forme d’opposition. L’État burundais est responsable des violations des Imbonerakure commises dans ce cadre, selon les experts de l’ONU.

 

Les auteurs de violations opèrent dans un climat général d’impunité. La Commission considère que le système judiciaire burundais n’a, en l’état, ni la volonté ni la capacité d’établir les responsabilités et de poursuivre les auteurs de violations. La crise politique au Burundi a eu un impact très négatif sur la situation économique et sociale du pays, et a contribué à son appauvrissement.

 

Parmi ses recommandations, la commission d’enquête sur le Burundi réclame la prolongation de son mandat d’une année. Un mandat qui expire en effet avec ce mois de septembre, alors que la commission s’inquiète de l’absence d’autres mécanismes internationaux en mesure de mener des enquêtes indépendantes et approfondies sur la situation des droits de l’homme au Burundi.

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