Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Les membres du FNL toujours dans le collimateur du pouvoir de Bujumbura

mercredi, 04 juillet 2018 10:02
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Les membres du parti FNL de la coalition Amizero y’Abarundi en commune Gitobe de la province Kirundo dénoncent les actes de harcèlement et de traitements inhumains qui leur sont infligés par les Imbonerakure du CNDD-FDD en complicité avec certains élus locaux. Ces militants du FNL d’Agathon Rwasa sont accusés d’avoir voté contre la révision de la constitution du Burundi. Mis à part la torture physique dont certains sont victimes, d’autres ont été spoliés de leurs biens et empêchés de continuer leurs activités génératrices de revenus. 

Ces militants du parti FNL de la coalition Amizero y’Abarundi en commune Gitobe indiquent qu’ils sont souvent malmenés par des Imbonerakure du CNDD-FDD. Ils précisent que ces actes de menace et de harcèlement ont été multipliés après la tenue des élections référendaires.

 

 L’un d’eux nous révèle les noms des personnes qui ont été torturées physiquement par ces Imbonerakure. « L’une de ces victimes est une femme du nom de Alvaire HATUNGIMANA de la colline Butihinda. Ces Imbonerakure ont défoncé les portes de sa maison alors qu’elle dormait. C’était vers minuit. Ils l’ont fait sortir et l’ont fouetté à moitié nue. Un certain Vincent a été lui aussi tabassé par ces Imbonerakure. Une autre personne victime de ces actes de torture s’appelle NTAHONDI. Elle est de la colline Mirwa. Sur la colline Gihinga, une certaine Euphrasie serait devenue borgne suite aux coups de bâtons que ces Imbonerakure lui ont administrés. Les gens sont terrorisés. Certains ne dorment plus chez eux. Il n’est même pas permis aujourd’hui de fréquenter certains endroits comme les bistrots à partir de 15 heures. » 

 

Mis à part ces actes de tortures physiques dont ils sont victimes, ces militants du FNL font savoir que d’autres membres de ce parti ont été spoliés de leurs biens et interdits de continuer leurs activités génératrices de revenus. « Un certain Jean-Marie de la colline Ngoma a été interdit de continuer son commerce, il était cabaretier. Un enseignant de la colline Butahana du nom d’Emile NIYONGABO a été contraint de payer 22 mille franc burundais pour récupérer son vélo confisqué. Il a été tabassé et emprisonné. Un certain Pascal MINANI de la colline Baziro a été attaqué chez lui par des Imbonerakure accompagnés par le chef de dix maisons. Ces derniers ont versé deux bidons de bière de bananes qu’il vendait et lui ont interdit de continuer ce commerce. »

 

Les militants du FNL à Gitobe indiquent qu’il y a d’autres membres de ce parti qui ne dorment plus chez eux par crainte de représailles. Ils demandent au pouvoir en place d’arrêter ces actes de violation des droits humains et de traiter tous les citoyens aux mêmes pieds d’égalité. Aux forces de l’ordre, d’arrêter les responsables de ces bavures afin qu’ils soient punis conformément à la loi.

 

Contacté à propos, Rénovât NZISABIRA, administrateur de la commune Gitobe, s’est réservé de tout commentaire. 

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