Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Un administratif porté disparu depuis 5 jours

mercredi, 30 mai 2018 10:06
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Le chef de quartier Kiyange zone Buterere en commune urbaine de Ntahangwa, est sans trace depuis samedi dernier. Samuel NDIKUMANA a été vu la dernière fois entre les mains des agents du Service National de Renseignements mais aujourd'hui, ni sa famille ni la population, personne ne sait où il est.

C'était dans l'après-midi de ce samedi lorsque Samuel NDIKUMANA a reçu un appel d'un inconnu. Il était dans une Eglise. Il a été aussitôt conduit au bureau de la commune puis récupéré par les agents du Service National des Renseignements à Kiyange, d’où il a été vu pour la dernière fois, selon notre source.

 

« Ils l'ont trouvé à l'église. Il est pasteur et il était en pleine culte. Mais Comme ces gens craignaient que les adeptes défendent leurs chefs, ils l'ont emmené au bureau de la commune où les agents du SNR l'ont embarqué. Nous ne savons pas le mobile de son arrestation. Mais ici, la plupart a voté non aux élections référendaires. Même l'adjoint de ce chef de quartier, parmi les 5 qui constituent le comité, a comparu plus de deux fois au bureau communal pour interrogatoire. Lui a déjà pris le large. Donc, notre chef de quartier a été arrêté, et nous ne savons pas où il est ainsi que sa famille. »

 

La population de Kiyange vit pour le moment dans l’indignation, au moment où elle indique que le quartier était calme et unie. Elle reproche ainsi aux agents du SNR de la perturber. Cette population ajoute que ce chef de quartier contribuait énormément à l'organisation et à la solidarité de ses sujets, «  La population vit une peur panique. Ce quartier était pourtant calme. Les hutu et les tutsi sommes tous unis et cohabitons paisiblement dans un même site de déplacé. Il réglait tous les différends. La population se dit que désormais les Imbonerakure vont pouvoir enlever qu'ils veulent pendant leurs patrouilles nocturnes sans que personne n’intervienne. La population s'attend éventuellement  au pire. »

 

Les déplacés de Kiyange vivent normalement de l'agriculture et de petits commerces et n’avaient aucun problème avec les administratifs. Ils demandent à cet effet la libération inconditionnelle de leur chef de quartier.

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