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Les familles des militaires du camp de Mukoni dénoncent les manoeuvres dilatoires dans le procès des attaques du camp

vendredi, 13 octobre 2017 07:30
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Les familles des 18 militaires  incarcérés depuis Janvier 2017 accusés d'avoir joués un rôle dans l'attaque du Camp de Mukoni déplorent la lenteur observée dans la procédure de ce dossier. L'audience prévue pour ce 12 Octobre au Tribunal de Ngozi n'a pas eu lieu. Ces familles parlent de manoeuvres dilatoires pour maintenir les leurs en détention.

Cette attaque sur le Camp de Mukoni de la province Muyinga a eu lieu le 23 Janvier 2017. Le lendemain, en date du 24 et 25 du même mois, des militaires présumés auteurs de cette attaque ont été arrêtés à savoir ceux de la 220ème Brigade, ceux de Gitega, de Ngozi  ainsi que des militaires du même camp de Mukoni. 

 

"Leur dossier nous a paru louche depuis leurs arrestations. Parce qu’en premier temps, ils ont été appréhendés de manière illégale du fait qu’ils étaient en train de faire leur travail quotidien. Ils ont été conduit aux bureaux du Service national de renseignement à Muyinga, Ndayisenga Gérard dirigeait l'équipe qui a tabassé et torturé ces militaires arrêtés. Certains d’entre eux ont été emmenés dans la brousse pour y être tabassés en les contraignant de dénoncer les auteurs de l’attaque du camp de Mukoni. Ils les ont frappés jusqu’à casser leurs reins et le bras de l’un d’entre eux. Ils les ont faits avaler des matières fécales, des lézards dans une boite. Tout cela pour les faire avouer qu’ils étaient au courant de cette attaque’’, explique un des membres des familles des présumés auteurs.

 

Après avoir été torturés, ils ont été conduits à Muyinga. En date du 26 janvier, ils ont été auditionnés dans un procès de flagrance. Notre source se dit étonnée par ce procès alors qu'ils n'ont pas été attrapés en flagrant délit, mais aussi de les avoir refusé une assistance des avocats.

 

"Ce qui nous étonne, c’est qu’ils ont procédé à un procès de flagrance alors que les personnes étaient arrêtées dans différents endroits et n’étaient pas surpris en flagrant délit. Puis arrivés devant la Cour, ils ont demandé que l’audience soit reportée à cause de leur état de santé qui était très critique et qu’ils aient des avocats pour leur défense. Une requête que la Cour n’a pas voulu écouter, elle a continué à les accuser de tentative de vol et de détention illégale d’armes", ajoute notre source.

 

Le 29 Janvier 2017, les présumés auteurs de l'attaque sur le Camp de Mukoni, ont été transférés dans différentes prisons. Ils ont été conduits dans les provinces Bururi, Rumonge, Bujumbura, à Muramvya, Ngozi et ceux qui sont restés à Muyinga. Après avoir interjeté appel à la Cour d'appel de Ngozi, le 27 janvier, jusqu'à présent, le procès de ces militaires, tous ex-FAB n'a pas encore été rendu.

 

Trois parmi ces détenus incarcérés à la prison de Ngozi ont comparu dans une première audience du29 Avril et du 29 Septembre. Dans toutes ces deux comparutions, ces prisonniers n'ont pas été auditionnés, du fait que leurs co-accusés ne sont jamais emmenés à Ngozi. Ce 12 Octobre, les présumés auteurs devraient comparaître de nouveau, ainsi que leurs co-accusés éparpillés dans d'autres prisons. Leurs avocats ont été informés que la date leur sera communiquée ultérieurement arguant qu'il n'y a pas de véhicules pour déplacer ces prisonniers, un argument pris comme un prétexte selon leurs familles.  

 

"Ce ne sont que des prétextes pour empêcher les détenus à comparaitre en audience afin que leurs dossiers soient clôturés. Nous demandons à la justice de prononcer le jugement, de punir les coupables et d’acquitter les innocents", conclut notre source.

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