Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Alors que le monde célèbre la journée de la non-violence, les burundais vivent ou subissent la violence instaurée par l’Etat

mardi, 03 octobre 2017 07:32
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Célébration ce 2 Octobre de la journée internationale de la non-violence. Une journée qui arrive au moment où la violence et la violation des droits humains sont aujourd’hui plus qu’une réalité au Burundi, en témoigne le récent rapport de la Commission onusienne d’enquête sur les violations des droits de l’homme au Burundi depuis Avril 2015. Assassinats, tortures, viols et autres abus et exactions atteignent de plus en plus une ampleur inquiétante tant pour la communauté nationale qu’internationale.

 

‘’Le principe de la non-violence connu également sous l’appellation de résistance non-violente rejette le recours à la violence physique en vue de provoquer des changements sociaux ou politiques. Souvent décrite comme « la politique des gens ordinaires », cette forme de lutte sociale a été adoptée par des populations entières, partout dans le monde, dans le cadre de campagnes en faveur de la justice sociale.’’ Telle est la définition internationale de la non-violence. 

 

Toutefois, les violations et atteintes au droit à la vie ne sont pas un phénomène nouveau au Burundi. 

 

En 2014, le Comité des droits de l’homme a exprimé sa préoccupation face aux ‘’informations faisant état d’allégations d’un  nombre important de meurtres, y compris par les forces de sécurité et de défense, en particulier dans la période qui a suivi les élections de 2010.’’

 

Ainsi, la Commission d’enquête sur le Burundi qui vient récemment de présenter son rapport final dit avoir été frappée par la brutalité des formes qu’ont pu prendre les violations du droit à la vie au Burundi depuis Avril 2015. 

 

Parmi les violences aujourd’hui en exergue au Burundi, le rapport de la Commission parle notamment des violations du droit à la vie qui font de l’identité de leurs auteurs présumés – agents étatiques ou personnes agissant sous le contrôle de ces derniers, ou encore des actes attentatoires au droit à la vie qui, dont leurs auteurs présumés, sont des Imbonerakure agissant de leur propre chef ou des membres de groupes armés d’opposition. 

 

Il s’agit des disparitions forcées orchestrées  par les forces de sécurité notamment la police et le SNR. Les arrestations et détentions arbitraires qui sont suivies par des pratiques d’extorsion. Plus grave encore sont les actes de tortures et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants infligés aux détenus surtout à la police et au SNR, indique le rapport.

 

S’agissant des violences sexuelles, la Commission a pu s’entretenir avec 49 victimes de violences sexuelles les plus anciennes datant d’Avril 2015 et les plus récentes de Janvier 2017. 

 

Plusieurs viols documentés sont des viols collectifs. 31 sont de sexe féminin, dont trois mineures au moment des faits, et 18 de sexe masculin, dont un mineur. 27 sont victimes des violences sexuelles commises par des agents de l’État. La plus jeune victime avait seulement huit ans lorsqu’un Imbonerakure l’a violée et la plus âgée avait 71 ans au moment des faits, révèlent ces experts onusiens.

 

Autres violences au Burundi relevées par la même Commission sont les pressions, menaces et violences contre des journalistes ; l’incitation à la discrimination à l’hostilité ou à la violence, l’appel à la lutte armée par des dirigeants ou des groupes armés d’opposition, incitation à commettre le crime de génocide ainsi que la privation des libertés d’association et de réunion.   

 

Les défenseurs burundais des droits de l’homme appellent la jeunesse à se désolidariser avec les auteurs de ces violences.

 

Selon ACAT Burundi une organisation de la société civile qui opère depuis l’exile après avoir été radiée par le pouvoir de Bujumbura sur la liste des organisations de la société civile reconnues, il y a plein de cas d’actes de violences qui se poursuivent au Burundi chaque jour. 

 

Maître Armel Niyongere annonce que « de Janvier à Septembre 2017, ils ont documenté 191 cas d’assassinats ciblés, 78 cas d’exécutions extra-judiciaires, 703 cas d’arrestations arbitraires. Tout cela commis par la police, les agents du Service National de Renseignements et les Imbonerakure ».

 

ACAT-Burundi demande à tous les burundais, surtout les jeunes militants des partis politiques, principalement les jeunes Imbonerakure du CNDD-FDD, souvent cités dans ces crimes, de ne pas faire recours à la violence et d’éviter la culture d’intolérance. De refuser d’etre instrumentalisés par qui que ce soit car ; la responsabilité pénale est toujours individuelle ; conclut cet auxiliaire de la justice.

    

La Journée internationale de la non-violence est donc célébrée le 2 octobre, jour d’anniversaire de la naissance de Mahatma Gandhi, chef du mouvement pour l’indépendance de l’Inde et pionnier de la philosophie et de la stratégie de la non-violence.

 

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