Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Dix mois après la disparition forcée de Jean Bigirimana, les enquêtes de la police n’ont mené nulle part

mercredi, 24 mai 2017 08:31
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Jean Bigirimana Jean Bigirimana

Le 22 Juillet 2016 est le jour où le journaliste du groupe de presse IWACU a disparu. Les services de sécurité sont accusés d’être les auteurs de cette disparition, des témoins affirment l’avoir vu pour la dernière fois dans les mains de la police à Bugarama. Mais cette dernière a toujours rejeté ces accusations et dit poursuivre les enquêtes qui, selon beaucoup maintenant, n’aboutiront jamais. 

 

Jean Bigirimana a été vu pour la dernière fois à 40 Km de la ville de Bujumbura, au centre de négoce de Bugarama. D’après des témoins oculaires, il venait d’être arrêté par le chef des renseignements de province de Muramvya. Depuis, aucune nouvelle de lui. 

 

A cette époque, le porte-parole de la police Pierre Nkurikiye s’est exprimé pour le SNR en déclarant qu’il n’est pas au courant de cette disparition et que Jean Bigirimana n’avait pas été arrêté par le Service National des Renseignements. Cependant, RFI a annoncé sur ses ondes qu’un agent du SNR leur avait confié que le journaliste d’Iwacu était « détenu dans un des cachots du SNR à Muramvya », accusé de collaborer avec les journalistes en exil. 

 

Deux mois après sa disparition, des informations parvenues à la presse burundaise annonçaient un éventuel assassinat de Jean Bigirimana. Trois corps ont été découverts sur le bord de la rivière Mubarazi entre les collines Burambana et Nyabisiga. Les habitants des environs attestent avoir entendus des coups de feu près de cette rivière la veille. 

 

Les premières enquêtes menées par les médias indiquent que le journaliste Jean Bigirimana s’était rendu à Bugarama pour un rendez-vous avec un de ses amis nommé Abel Ahishakiye, que beaucoup ont reconnu comme un informateur du SNR. Ce rendez-vous était un guet-apens, selon plusieurs proches de notre confrère disparu. 

 

Ce même Abel Ahishakiye a lui aussi été enlevé quelques jours après par des hommes en uniforme dans un véhicule du SNR à la gare du Nord de Bujumbura. Abel Ahishakiye a pu contacter sa famille pour alerter que sa vie était en danger. Depuis, personne n’a de nouvelles de lui ; il aurait subi le même sort que Jean Bigirimana. La disparition d’Abel Ahishakiye a pour objectif d’effacer toute trace qui pourrait mener à découvrir la vérité sur la disparition du journaliste Jean Bigirimana. 

 

Suite aux alertes et pressions de certains médias, la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme et la police se sont rendus à la rivière Mubarazi pour repêcher les trois corps découverts. Etonnamment, les mêmes autorités se sont empressées à les enterrer sans qu’ils soient d’abord identifiés. 

 

Dix mois après la disparition de Jean Bigirimana du groupe de presse Iwacu, les espoirs de le retrouver vivant s’amenuisent. Aujourd’hui, sa famille vit dans la terreur et continue de subir des intimidations du SNR. 

 

Les organisations de défense de la liberté de la pressecomme Reporters Sans Frontières et le Comité pour la Protection des Journalistes, ainsi que les médias burundais ne cessent de crier justice pour Bigirimana. Un cri que Bujumbura semble ne pas du tout entendre.        

 

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