Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Le FOCODE dénonce le silence complice de la police dans l’affaire de disparition forcée de l’OPP2 Simon Masumbuko

samedi, 13 mai 2017 16:55
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L'officier Simon Masumbuko L'officier Simon Masumbuko

Le FOCODE dénonce l’implication d’un officier de police de Kobero à Muyinga ainsi qu’un agent du service national des renseignements dans la disparition forcée de l’officier OPP2 Simon Masumbuko en mars 2016. Ces révélations sont contenues dans un rapport d’enquête de la campagne Ndondeza du FOCODE, qui évoque les disparitions forcées de plusieurs personnes depuis le début de la crise ainsi que les auteurs de ces enlèvements.

 

Selon le FOCODE, Alfred Manirakiza, chef de police de Kobero et un agent du service national des renseignements prénommé Claude doivent être arrêtés et comparaître devant la justice dans le dossier de la disparition forcée de l'officier de police OPP2 Simon Masumbuko, porté disparu depuis le 27 mars 2016.

 

Avant d'être enlevé, OPP2 Simon Masumbuko avait été vu pour la dernière fois entrain de partager un verre avec son chef hiérarchique au poste de police de Kobero dans la province Muyinga. Par ailleurs, ce partage de verre entre les deux officiers avait étonné plus d'un, car les deux officiers ne s’entendaient pas. Masumbuko était en effet accusé d'être de mèche avec les opposants au 3ème mandat du président Nkurunziza, indique Pacifique Nininahazwe, président du FOCODE.

 

L’OPP2 Simon Masumbuko est rentré à l'hôtel où il loge comme à l'accoutumé, et depuis cette soirée du 27 mars 2016, plus de nouvelles de cet officier de la police nationale.

 

« A la fin de ce moment de partage de verres entre les 2 hommes, l'OPP2 Simon Masumbuko est rentré à l'hôtel California où il logeait. Cet hôtel est la propriété d'un homme d'affaires appelé Apollinaire, un proche de Pierre Nkurunziza. Curieusement, le lendemain matin OPP2 Simon Masumbuko était introuvable alors que son véhicule était resté garé devant l'hôtel. Il a été aussi constaté qu'il y a eu un agent du service national des renseignements qui avait logé dans cet hôtel pendant des jours, un certain Claude. Il n'était plus dans cet hôtel et les gens nous informé que certains avaient vu que Simon Masumbuko avait été emporté par cet agent de service national des renseignements appelé Claude », déclare le président du FOCODE.


Selon les enquêtes du FOCODE, la famille de l'OPP2 Simon Masumbuko a tenté de chercher l’officier de police, mais elle a été intimidée et contrainte d'abandonner alors que la police n'a rien fait pour le retrouver.

 

« Il n'y a jamais eu d'enquête officielle sur le dossier de la disparition forcée de l'OPP2 Simon Masumbuko. Les employés de l'hôtel n'ont jamais été interrogés, le chef de poste de Kobero Alfred Manirakiza, qui avait partagé le verre avec Simon Masumbuko, n'a pas non plus été interrogé ; et de même, l'agent de renseignements Claude n'a jamais été interrogé. Cela signifie que les services de l'Etat sont complices de la disparition de cet officier de la police nationale », dénonce le responsable de la campagne Ndondeza.

 

Le FOCODE demande à la Cour Pénale Internationale de commencer les enquêtes sur le Burundi et à la justice burundaise d'arrêter et de traduire en justice tous ceux qui sont cités dans cette affaire. « Le FOCODE recommande à la Cour pénale Internationale d'engager rapidement les poursuites contre les crimes extrêmement graves qui sont commis au Burundi, et qui sont de la compétence de cette cour y compris les cas de disparition forcée », conclut Nininahazwe.

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