Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Campagne Ndondeza : Sur les traces du jeune Albert Kubwimana enlevé par les services de sécurité depuis octobre 2015

jeudi, 11 mai 2017 17:19
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Albert Kubwimana Albert Kubwimana

Le FOCODE se dit très préoccupé de la disparition forcée d’Albert Kubwimana, un jeune élève arrêté par les services de sécurité le 28 octobre 2015 et introuvable depuis cette date. Les enquêtes du FOCODE dans sa campagne « NDONDEZA » montrent qu’Albert Kubwimana aurait été assassiné quelques temps après son arrestation.

 

Le FOCODE demande l’arrestation et la traduction en justice du Brigadier Jonas Ndabirinde de la police, un sous-officier de l’unité d’appui et de la protection des institutions (API). Selon le président du FOCODE, il est le principal instigateur de l’enlèvement d’Albert Kubwimana.

 

Tout a commencé par une grenade lancée, et qui a blessé certains policiers et militaires après l’assassinat d’un handicapé mental par les forces de l’ordre le même jour de l’arrestation d’Albert. Selon pacifique Nininahazwe, président du FOCODE, des renforts de l’API et de la brigade anti-émeutes ont procédé à la chasse aux jeunes du quartier Cibitoke.

 

« Albert Kubwimana s’est présenté devant les policiers comme un innocent ; il n’avait jamais participé aux manifestations contre le 3ème mandat de Nkurunziza et n’appartenait à aucun parti politique. Il pensait que rien ne pouvait lui arriver. Pourtant, il a été immédiatement arrêté par les policiers de l’API », explique Pacifique Nininahazwe.

 

Comme d’autres jeunes arrêtés ce jour, Albert a été embarqué dans un véhicule de la police ; et depuis, pas de nouvelles du jeune homme.

 

« Albert Kubwimana a été vu pour la dernière fois dans la camionnette pick-up du Brigadier Jonas Ndabirinde de la garde présidentielle ; et il a été conduit avec d’autres au bar IWABO N’ABANTU. Dans la soirée, nous avons appris que des voisins ont entendu des cris de détresse et nous pensons que le jeune Albert Kubwimana et ses compagnons d’infortune ont été exécutés la même nuit », révèle le président du FOCODE.

 

La famille du jeune élève du lycée municipal Cibitoke l’a cherché partout, mais sans succès. Ses camarades du lycée ont même entamé un mouvement de grève pour réclamer la libération d’Albert, mais ça été peine perdue. Les élèves ont plutôt été menacés par l’administrateur communal de Ntahangwa à cette époque, Rémy Barampama, décrit le FOCODE dans son rapport.

 

« Nous mentionnons aussi la détresse de sa mère qui a visité tous les cachots possibles, qui a été dans toutes les morgues de la ville de Bujumbura et qui n’a jamais pu retrouver son fils. Elle s’est adressée à la CNIDH, qui ne lui a jamais donné de suite malgré une promesse d’une enquête », indique aussi Pacifique Nininahazwe précisant que la mère d’Albert est veuve et sans beaucoup de moyens de subsistance.

 

Le FOCODE demande que les auteurs de ce crime soient poursuivis en justice et que la justice internationale notamment la CPI se saisisse du cas du Burundi.

 

«  Le FOCODE demande rapidement la traduction en justice du brigadier Jonas Ndabirinde pour qu’il réponde des nombreux crimes dans lesquels son nom a été cité », ajoute Nininahazwe.

 

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