La Commission d’enquête des Nations Unies sur le Burundi s’apprête à sortir un rapport préliminaire

mercredi, 08 mars 2017 07:17
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Martin Nivyabandi, Ministre des droits de l'homme Martin Nivyabandi, Ministre des droits de l'homme
La commission d'enquête des Nations Unies sur le Burundi présente son 1er rapport au Conseil des droits de l'homme de l'ONU le 13 mars 2017. Une semaine avant cette présentation à Genève, le gouvernement burundais a déjà déclaré qu'il s'agit d'un rapport mensonger.
 
« Ceux qui sont recrutés par les Nations-Unies pour mener un travail ne le font pas de façon professionnelle », indique le Ministre burundais en charge des droits de l'homme.
 
Le Ministre Martin Nivyabandi ajoute que la commission d'enquête des Nations-Unies présentera sans doute un rapport biaisé et que cela est inquiétant.
 
« La mise en place de cette commission a été émaillée de beaucoup d'incompréhensions où des principes de collaboration n'ont pas été respectés. La question des droits de l'homme est une responsabilité du gouvernement, nous avons la commission nationale indépendante des droits de l'homme (CNIDH) et plusieurs associations au Burundi. Ils ne viennent pas collaborer et ne demandent pas notre avis. Des fois on se pose la question de savoir d'où ils ont tiré ces données », explique le Ministre.
 
Ces données sont  fournies par les organisations onusiennes, les organisations de la société civile ainsi que le gouvernement, explique le président de l'ACAT-Burundi, Me Armel Niyongere. Cet avocat explique que le gouvernement burundais n'a jamais été capable de démentir les rapports produits.
 
« Si nous disons qu'une personne x a été tuée, le gouvernement devrait dire que cette personne est toujours vivante pour montrer que les informations données dans ces rapports ne sont pas vérifiées. Malheureusement, il est incapable de donner des justifications car il nie toujours les rapports pour essayer de cacher les violations des droits de l'homme commises par les agents de l'Etat. Il y a aussi le dysfonctionnement de l'appareil judiciaire parce que la justice devrait poursuivre les auteurs, mais elle est utilisée par le gouvernement pour réprimer les opposants. Les rapports produits par la commission nationale indépendante des droits de l'homme cachent la vérité, c'est pour cela qu'elle a été rétrogradée », fait savoir Me Armel Niyongere.
 
La commission d'enquête qui va présenter un exposé oral au Conseil des droits de l'homme de l'ONU le 13 mars 2017 a été créée le 30 septembre 2016. Au cours de son mandat d'une année, elle a la mission de mener une enquête approfondie sur les violations des droits de l'homme au Burundi depuis avril 2015.
 
La résolution 3324 du Conseil des droits de l'homme de l'ONU demande également à la commission d'identifier les auteurs présumés des violations des droits de l'homme afin qu'il rende des comptes. 
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TAARIFA YA HABARI YA 26/04/2015

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