Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Pendant un conflit armé, les structures sociales sont perturbées. Les femmes et les enfants sont exposés au risque supplémentaire d’être l’objet de violences sexuelles et sexistes lorsqu’ils fuient les combats et cherchent un refuge. Les membres des familles sont souvent dispersés durant leur fuite, ce qui laisse les enfants séparés du reste de leur famille et les femmes seules responsables de la protection et de l’entretien de leur famille. Dans sa brochure intitulée ‘’La violence sexuelle et sexiste contre les réfugiés, les rapatriés les personnes déplacées, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés décrit différentes phases de la vie d’un réfugié et le type d’abus susceptible d’être commis.

La famille de Léopold Habarugira,  membre influent de l’UPD Zigamibanga enlevé ce mardi 12 Septembre 2017 indique qu’elle ignore toujours sa destination. Alors que la police nie catégoriquement être au courant de cet enlèvement, les défenseurs des droits de l’homme, eux, affirment que les crimes sont en train d’être commis par le régime de Bujumbura.

Le  Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme   appelle les autorités burundaises à appliquer les recommandations de la Commission d'enquête de l'ONU. Une commission que Bujumbura qualifie d’illégale et rejette le contenu de leur rapport qu’il taxe de tendancieux.

Certaines filles victimes des abus sexuels dans le camp des réfugiés de Mahama affirment que le préservatif n’est presque jamais utilisé. Elles expliquent que leurs partenaires sexuels les obligent à laisser tomber ce moyen de protection.

Les termes ‘’Violence à l’égard des femmes’’ désignent tous les actes dirigés contre le sexe féminin, causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques.

Les réfugiés burundais signalent que les viols des filles se commettent à l’intérieur comme à l’extérieur du camp de Nduta en Tanzanie. Certains réfugiés accusent les autorités du camp de fermer les yeux face à la situation. 

Les enfants sont, d’une manière générale, exposés aux violences sexuelles et sexistes dans les camps des réfugiés. Le sont plus, certaines catégories d’enfants selon le HCR. L’agence onusienne pour les réfugiés indique que ces enfants doivent être protégés d’une manière particulière.

La Coalition Burundaise pour la Cour Pénale Internationale trouve qu'il n'est pas normal que le gouvernement qui a refusé toute collaboration avec l'équipe d'experts des Nations-Unies cherche à avoir la liste des présumés auteurs des crimes contre l'humanité. Maitre Lambert Nigarura, président de cette Coalition précise qu'il s'agit d'une stratégie du pouvoir de Bujumbura pour éliminer des témoins gênants et effacer ainsi les preuves avant que les enquêtes de la Cour Pénale Internationale ne commencent. 

Le parlement a mis en place une commission spéciale composée de 12 députés. La mission est de vérifier le contenu du dernier rapport des experts onusiens sur les violations des droits de l’homme commises au Burundi.

L’International Refugee Rights Initiative demande aux autorités burundaises à cesser toute violation des droits de l’homme et désarmer les jeunes imbonerakure. Dans un rapport du mois d’Août 2017, cette organisation internationale de défense des droits de l’homme en particulier les droits des réfugiés  interpelle la communauté internationale à infliger des sanctions ciblées aux représentants du gouvernement, aux chefs des imbonerakure et aux acteurs de l’opposition responsables de violences et de violations  des droits humains.   

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