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Une réfugiée burundaise au rang des écrivains internationaux

mercredi, 10 octobre 2018 09:58
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Ketty Nivyabandi Ketty Nivyabandi

Grande passionnée de lecture et de la littérature française, Ketty Nivyabandi a su se faire à son tour un nom dans la cour des grands. Son poème ‘’ Trois ethnies ‘’ fera partie désormais des leçons de cours de français en classe terminale dans les pays francophones du monde. Cette jeune burundaise réfugiée au Canada exprime au travers de son poème son ressenti par rapport à la guerre, l’ethnie, la tristesse des parents et la femme. Son objectif est clair, inciter à l’introspection pour aboutir au changement de mentalité et d’action.

‘’ Trois ethnies, trois jolis sourires, trois jeunes destins, trois petites filles, trois éclats de rire qui chatouillent les manguiers,’’, Un extrait du poème « Trois ethnies » de Ketty Nivyabandi écrit depuis 8 ans et qui l’a hissé dans la cour des grands écrivains internationaux tels que Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, ... 

 

’ J’ai toujours été une passionnée de lecture, j’ai commencé à écrire depuis toute jeune ’’, explique Ketty Nivyabandi. Cette jeune écrivaine nous dit avoir été inspirée de grands écrivains et préfère l’écriture à la parole car, dit-elle, pour elle, l’écriture est l’expression de l’âme.

 

Dans le poème qu’elle a intitulé ‘’ Trois ethnies ’’, ketty veut faire passer un message : ‘’ La douleur causée par la guerre est la même pour tous. Que ça soit un Hutu, un Tutsi ou un Twa! Nous ressentons tous la même tristesse à la perte d’un être cher.’’  

 

Dans ce poème, elle met en scène trois petites filles Hutu, Tutsi et Twa dansant tout en rire sous un arbre mais elles sont soudainement tuées par une mine. Leurs parents pleurent tous, et au travers des mots de cette écrivaine, on peut sentir la tristesse de ces premiers.

 

Ketty Nivyabandi s’est inspirée de la violence, de la guerre et des conséquences causées par ce que l’on appelle ethnisme: ‘’ L’ethnie sépare les gens. Ce sentiment d’appartenir dans un tel ou tel groupe crée de la haine et de la méfiance envers les autres groupes. Bien que les burundais disent qu’on a dépassé le stade de l’ethnisme, il y’a toujours un sentiment de haine et de vengeance enfoui toujours en eux car ils n’osent pas en parler, se réconcilier par rapport à ce qui s’est passé au fur des années ’’, regrette la poète.

 

Son objectif comme l’explique cette écrivaine, est d’ouvrir les yeux à la société, d’éveiller la conscience des gens que peu importe le groupe dans lequel l’on appartient, ‘’ nous sommes tous burundais et la douleur causée par la perte d’un être cher nous est tous pénible.’’

 

‘’ C’est une victoire pour moi de voir que mis à part les burundais, d’autres pays de par le monde apprendront notre histoire à travers ce poème ’’, se réjouit l’écrivaine. Ketty Nivyabandi se dit aussi fière par le fait que des étrangers qui ne savent pas l’histoire du Burundi se sentent touchés par les mots de ce poème et que son message a enfin abouti.

 

Pour le moment, cette jeune écrivaine n’a pas encore écrit son livre, mais a pu écrire des textes qui se trouvent maintenant dans des livres d’anthologies. Elle projette aussi d’écrire des textes en Kirundi, accessibles à tous vu que maintenant elle n’écrit que des textes en français et quelques-uns en anglais.

 

Article de presse sur l’émission TURIHO du 09/10/2018. Avec le soutien de la Wallonie-Bruxelles International.

 

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