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Des artistes burundais parviennent à bien s’intégrer dans leur pays d’exil

mercredi, 03 octobre 2018 07:29
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Certains artistes, réfugiés burundais se sont associés aux artistes du Rwanda; mettre ensemble leurs talents et pouvoir vivre de leurs produits. Le centre dénommé Kanyaburenge de Kigali, est une association de rwandais et réfugiés burundais. Comment sont-ils arrivés à s’associer ?  Et quels sont leurs spécificités en art ?

Le Centre Kanyaburanga est situé à Gasasa, district Kicukiro de la capitale Kigali, tout près du building Classic Hotel. Arrivé là, on est accueilli par des dessins faits en toutes couleurs, des hommes, oiseaux et arbres. Dans ce même bâtiment, on y fabrique aussi des colliers artisanaux (utuyeye), des plats traditionnels (inkoko); des plats faits dans des matériaux hors pair comme des journaux et des papiers utilisés. Ils fabriquent aussi des lampes des chambres communément appelées abats jours. Ils font aussi des fleurs et d’autres objets ornementaux comme les tableaux.

 

Mike KATIHABWA, un des jeunes burundais initiateurs du projet, témoigne avoir été artiste depuis sons jeune âge : ‘’ Je suis arrivé ici  au début de la crise de 2015 au Burundi, c’était fin Mai je m’en souviens bien. Ma sécurité n’était pas garantie, mon travail ne marchait pas et  je me suis dit qu’il faut que je change d’endroit et me voici au Rwanda. J’ai commencé à dessiner jeune et je trouvais cela normal. A l’âge adulte, mes parents m’ont aidé à aller faire l’école d’art de Gitega, je l’ai commencé en 2008 et jusqu’aujourd’hui, c’est mon métier.’’

 

Il se rappelle aussi de ses débuts difficiles au pays d’accueil. Il a commencé par s’associer avec d’autres artistes rencontrés en exil. Devenant de plus en plus confiant dans ce qu’il faisait, c’est là qu’il pensa à trouver son adresse. Il travaille avec un des amis artistes depuis avril 2018. Même si les affaires avancent lentement, Mike KATIHABWA garde espoir que ses activités finiront par prospérer.

 

L’associé Jamali NTAGARA,  regrette qu’ils ne trouvent pas facilement de clients malgré leurs bonnes productions. Et par conséquent, il est difficile pour les  jeunes associés de payer le loyer. ‘’ Nous faisons de bonnes productions originales qui n’ont pas été fabriquées avant. Nous travaillons en équipe car personne ne se suffit et nous avons des talents diversifiés. Il y en a qui travaillent à base des papiers, d’autres en serviettes de couleurs, en verres,....  Et si nous avons une commande, nous nous y mettons tous. ’’

 

Malgré les difficultés, ces jeunes burundais gardent espoir, ils ne se découragent pas. Se servant des objets jetés comme des planches, des bouteilles, des fils électriques,...’’ Ces jeunes artistes disent redonner la vie à ces objets défectueux en les transformant en des objets d’art !’’

 

L’article le moins cher est vendu à 20.000 franc rwandais, soit 22 dollar américains. Mais les clients sont rares au centre Kanyaburunga. « Nous demandons aux burundais et aux Africains en général de bien apprécier leurs produits locaux et non d’ailleurs. Au lieu de regarder dans les télévisions les objets des Etats-Unis, qu’ils sachent que nous avons nos propres productions. »

 

Mike KATIHABWA conseille ses compatriotes de ne plus sous-estimer leurs talents plutôt de les exploiter comme il le fait.

 

Article de presse sur l’émission TURIHO du 24/07/2018. Avec le soutien de la Wallonie-Bruxelles International.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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